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Culture

Le peintre Hacen Drici expose : «Lignes et transparence»

Le peintre Hacen Drici expose : «Lignes et transparence»

L’artiste plasticien Hacen Drici présente ses dernières créations à l’Institut culturel italien (El Biar) sous le titre « Lignes et transparence ». La collection présentée comprend vingt-sept tableaux réalisés selon la technique peinture sur toile.

« J’aime la peinture sur toile car c’est une technique dans laquelle je me sens à l’aise et qui me permet de m’exprimer librement », a indiqué l’artiste peintre qui travaille toutes les techniques (aquarelle, dessin, fusain, crayon, techniques mixtes).

Parlant du titre choisi pour cette collection, constituée de tableaux de grand et moyen formats, Hacen Drici a affirmé que sa source d’inspiration est l’architecture, qu’elle soit contemporaine ou traditionnelle avec une démarche moderne.

Le titre de l’exposition est composé de deux mots : « lignes » en rapport avec l’architecture et les plans et « transparence » en relation à l’atmosphère qui règne dans le type d’architecture récente à travers les matériaux utilisés tels que le verre, le plexi glace sans oublier les reflets émanant de l’aluminium et autres métaux caractérisés par leur brillance. 

Il est à noter que l’artiste peintre utilise l’aluminium pour l’encadrement de ses tableaux – ce travail est conçu et réalisé par lui-même – estimant que cela fait partie de l’œuvre et que cela constitue aussi un rappel des formes qui existent dans l’œuvre. Pour ce qui est des couleurs, Hacen Drici, qui « aime » tous les tons, a utilisé pour cette collection des couleurs, claires, froides.

« Je n’ai aucun complexe avec les couleurs mais je crois que le choix de la palette est en rapport avec le thème et surtout l’état d’âme du moment », a confié l’artiste qui débute la réalisation d’une œuvre à partir d’une idée puis se construit au fur et à mesure.

« Généralement, je commence directement le tableau sans esquisse, sans croquis », a-t-il dit. L’artiste, dont l’objectif est que ses œuvres deviennent une source d’inspiration pour les architectes et les designers à travers les formes, les compositions et les couleurs, a opté pour cette collection pour le style semi-figuratif tendant vers le mouvement futuriste.

« Dans mes œuvres, il y a des figures architecturales, on peut dire que c’est du semi- figuratif ou le semi-abstrait tendant s’approchant du mouvement futuriste », a expliqué Hacen Drici qui, durant ses études à l’école supérieure des Beaux-arts, est « passé » par tous les styles, en commençant bien sûr par le style académique appelé style figuratif.

« C’est très important de maîtriser le dessin ; on ne peut pas aller vers le semi-abstrait ou l’abstrait sans passer par l’académique », a souligné l’exposant qui consacre beaucoup de temps à la recherche artistique et plastique et dont l’ambition est d’avoir son propre style, sa « touche personnelle », un cachet propre à lui.
Interrogé sur ses conditions de travail, Hacen Drici, qui vit de sa peinture, estime qu’elles sont « bonnes », mais qu’il y a un manque de galeries et que certains espaces d’exposition publiques « ne sont pas très professionnels ».

« Les galeries privées, quant à elles, travaillent uniquement avec des peintres de renom et ne donnent pas l’opportunité aux jeunes et prometteurs artistes de se faire connaître », a ajouté le plasticien qui prépare actuellement une autre collection mais toujours dans le même esprit que celle exposée actuellement et dont madame Maria Battaglia, directrice de l’Institut culturel italien d’Alger dira : « J’aime les peintures de Drici !

Ce sont des bouffées d’immensité, d’infini : si je devais exprimer mes émotions par la parole je ne trouverais rien de mieux que ces vers de deux grands poètes italiens Giuseppe Ungaretti et Giacomo Léopardi : « m’illumino d’immenso (je m’illumine d’immense) » et « il naufragar mé dolcein questo mar (et dans cette mer il m’est doux de naufrager).

« Et c’est en effet dans cette immensité, dans ce jeu de fini et d’infini que je me laisse plonger, entourée d’espaces lumineux où les couleurs à la fois sobres et violentes deviennent complices de ma construction et déconstruction », a ajouté madame Maria Battaglia.

Pour sa part le critique d’art Ali El Hadj Tahar écrit : « Le côté un peu baroque des peintures de Drici sert à donner du mystère et une profondeur historique à ces constructions qui nous interpellent et nous intriguent plus qu’elles nous renseignent ou informent.

Ses architectures i ne visent pas à montrer des constructions, puisque les formes qu’il présente sont totalement imaginaires. Bien qu’imaginaires, elles renvoient cependant aux mystères, aux mythes et aux ambiances qui peuplent des édifices passés ou anciens.

Une maison et un édifice habité ou qui a été habité ont une âme : c’est cette âme que Drici réussit à saisir. Elle emplit le corps de l’œuvre, le corps d’édifices pourtant à peine esquissés…L’imaginaire est le moteur de ce travail sur un patrimoine humain ».

Hacen Drici, dont l’exposition se poursuit jusqu’au 7 avril 2016, compte à son actif six expositions collectives dont une au Musée national d’histoire de l’art contemporain de Moscou (Russie) en 2010 et six individuelles avec deux en 2014, l’une à Rome (en 2014) et l’autre en République Tchèque.

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