Le PDG de Transmashholding : « Nous sommes prêts à partager notre expérience avec l’Algérie» – Le Jeune Indépendant
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Le PDG de Transmashholding : « Nous sommes prêts à partager notre expérience avec l’Algérie»

Le PDG de Transmashholding : « Nous sommes prêts à partager notre expérience avec l’Algérie»
Le PDG de Transmashholding, Kirill Lipa.

Le transport ferroviaire contribuera efficacement dans la relance de l’économie algérienne et aidera, entre autres, à développer les industries lourdes telles que la production de fer et d’acier.

C’est ce qu’a déclaré au Jeune Indépendant, le PDG du géant russe du ferroviaire, Transmashholding (TMH), Kirill Lipa, affirmant que sa société est prête à partager son expérience avec l’Algérie notamment en matière de production et de maintenance.

L’Algérie est « un partenaire prometteur» selon le Pdg du cinquième constructeur mondial de matériel roulant TMH. Il souligne que l’Algérie, à l’instar des autres pays africains, a besoin d’infrastructures ferroviaires modernes pour propulser le pays vers un développement rapide. Il a notamment tenu à noter que l’entreprise, qui fournit des opérateurs ferroviaires dans plus de 30 pays, propose entre autres une maintenance et une réparation complètes du matériel roulant, ainsi que la fabrication de pièces et composants pour l’industrie ferroviaire.

« Les ateliers de maintenance que nous installons chez nos partenaires permettent de fabriquer localement quelques pièces de rechange au départ, pour implanter par la suite cette industrie dans le pays », a expliqué M. Lipa, ajoutant que l’objectif final est de créer une usine pour la fabrication des wagons de train pour répondre à la demande du marché local et aller vers l’exportation après. Notant que TMH est l’un des principaux fabricants de trains de voyageurs, de locomotives, de voitures de métro, de tramways, d’autocars, de wagons, d’équipements de déneigement et de moteurs pour locomotives.

Le développement du transport ferroviaire en Algérie constitue, selon M. Lipa,  la « meilleure garantie de développement » notamment dans un pays aussi vaste et qui a un grand potentiel pour l’industrie ferroviaire puisque la plupart de ses produits sont volumineux, comme les minéraux, le pétrole et le gaz. 

À cet égard, TMH est orienté vers les besoins de la plupart des économies africaines dont l’objectif principal est le marché d’exportation avec accès aux ports maritimes par chemin de fer et par pipelines, a-t-il soutenu, tout en exprimant la volonté de la société d’étendre sa présence internationale dans la région. 

« Le volume total de contrats potentiellement intéressants sur les marchés africains à long terme (jusqu’en 2050 ndlr), est de plus de 20 milliards de dollars », a-t-il déclaré, en se référant aux estimations internes du groupe.

 Lipa a affirmé que la décision est prise pour le développement d’une importante présence sur marché africain, non seulement pour vendre du matériel roulant, mais surtout pour développer le secteur ferroviaire à travers la mise en place d’une industrie solide en accompagnant les entreprises locales.

« Notre message au client est que nous ne vous vendons pas quelque chose pour ensuite quitter le pays, mais que nous serons des partenaires pour toujours, comme nous le sommes en Russie. Nous sommes avec notre client dans les bons et dans les mauvais moments », a insisté M. Lipa.

S’agissant de la qualité de leurs produits, le Pdg a affirmé que leurs trains offrent de meilleures performances en matière de consommation d’énergie, de vitesse, de confort et d’informations aux passagers. Dans ce contexte, il a cité à titre d’exemple, l’expérience menée lors de la Coupe du Monde 2018 organisée en Russie, où les passagers des trains et métros avaient profité, en plus du Wi-Fi à bord, de la couverture télévisée en direct des matchs.

Il a notamment fait savoir que la filiale de TMH située à Saint-Pétersbourg, produit des trains, dotés d’un système de traction asynchrone et qui réduisent la consommation d’énergie jusqu’à 30 % par rapport aux modèles précédents.

Pour le premier responsable de l’entreprise, les locomotives restent un pilier de l’activité du géant russe qui a augmenté la cadence de la production pour répondre à la demande.

«Nous avons déjà construit la locomotive diesel la plus puissante de Russie, équipées de moteurs GE Transportation et capable de transporter des trains de 7 500 tonnes dans la région du Baïkal», a-t-il signalé.

L’innovation et le développement face aux sanctions

Concernant les sanctions occidentales, le PDG de Transmashholding a assuré que son entreprise, qui est à la pointe du développement technologique, n’a pas été affectée car elle est pratiquement indépendante en termes de technologie et de production. En dépit de ces sanctions imposées à son pays, TMH, le plus grand fabricant russe de locomotives et de matériel roulant, a enregistré en 2022 une importante augmentation de la production dans ses 14 usines à travers le pays.

« Notre réponse aux sanctions étaient l’innovation et le développement de nos ressources », a-t-il tranché, citant à titre d’exemple, que son entreprise a amélioré l’efficacité de ses usines de fabrication en numérisant ses processus clés. Cela inclut les activités de Locotech, qui contribuent à augmenter la capacité sans agrandir les installations et en renforçant la coopération entre chacune des usines de fabrication de l’entreprise. «Nous avons installé des systèmes qui planifient automatiquement la production », a-t-il expliqué.

Il a notamment souligné que d’ici quatre ou cinq ans, la Russie renoncerait aux moteurs diesel et recourra au gaz naturel, soulignant en même temps que chaque pays a des conditions d’exploitation et des températures climatiques variables.

  Le respect de l’environnement, l’une des priorités de TMH

Pour le responsable, Transmash a à cœur d’être respectueux de l’environnement et elle fait des efforts pour généraliser les installations électriques dans le réseau du métro, et poursuit ses efforts visant à supprimer le recoure au diesel, rappelant néanmoins qu’il y a des régions dans le monde où le diesel reste le seul alternatif notamment dans l’absence de bonnes infrastructures pour le réseau électrique.

Le constructeur russe focalise son travail actuellement sur l’utilisation du gaz naturel, qui sera la principale source d’énergie, à la place du diesel, a-t-il précisé, ajoutant qu’ils œuvrent pour la production de trains qui ne nuisent pas à l’environnement.

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