L’Algérie pourrait intégrer les BRICS  – Le Jeune Indépendant
-- -- -- / -- -- --


Nationale

L’Algérie pourrait intégrer les BRICS 

L’Algérie pourrait intégrer les BRICS 

L’Algérie pourrait adhérer aux BRICS, un ensemble économique et politique  actuellement du Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.  Cette éventualité  a été évoquée par le président de la République, lequel a affirmé qu’« ils constituent une force économique et politique ». L’Algérie, qui a pris part au mois de juin dernier à la réunion périodique des BRICS, est-elle réellement prête à adhérer à ce bloc ?

Selon le président de la République, l’Algérie satisfaisait en grande partie aux conditions d’adhésion aux BRICS. Lors de sa rencontre périodique avec la presse nationale, diffusée dimanche soir, Abdelmadjid Tebboune a fait savoir que « l’adhésion au Groupe BRICS est tributaire de conditions économiques auxquelles l’Algérie satisfait en grande partie », sans pour autant citer ces conditions. Cette adhésion n’est cependant pas pour demain.

Le président de la République a, en effet, rassuré sur le fait que l’adhésion de l’Algérie aux BRICS est envisageable, mais « n’anticipons pas », a-t-il dit.  « Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura de bonnes nouvelles. L’Algérie s’intéresse aux BRICS en ce qu’ils constituent une puissance économique et politique », a indiqué le Président, lequel a signalé que « l’adhésion à ce groupe mettrait l’Algérie, pays pionnier du non-alignement, à l’abri des tiraillements entre les deux pôles ». 

La possibilité de rejoindre ces cinq pays considérés comme des puissances émergentes, qui se réunissent périodiquement depuis 2011, a déjà été évoqué par des responsables algériens. Un directeur de l’Ecole nationale supérieure de sciences politiques avait en effet, en 2018, évoqué cette possibilité. « L’Algérie peut rejoindre le club des pays émergents membres des BRICS d’ici 2030 en s’appuyant sur son programme de diversification économique adopté en 2016 et sur l’accord de partenariat stratégique signé avec la Chine », avait-il déclaré, affirmant que le groupe deviendra BRICSA. 

Du côté du groupe, le processus de l’élargissement des BRICS a été lancé et plusieurs pays ont exprimé leur intérêt à rejoindre le groupe, à l’instar de l’Argentine et de l’Iran. Cependant, il convient de noter que la candidature de certains pays aux BRICS n’a pas été acceptée bien qu’ils répondent aux critères qui rassemblent les pays membres du bloc, à l’instar du taux élevé de la croissance économique. 

La participation de l’Algérie, pour une première fois, au sommet annuel des BRICS est considérée par les observateurs comme un indicateur d’une prochaine adhésion du pays au groupe.  

Au mois de juin dernier, Abdelmadjid Tebboune, à la demande du président chinois, a pris part à ce sommet, tenu en visioconférence, où il avait prononcé un discours. Il avait plaidé pour l’instauration d’un nouvel ordre économique mondial, où régneront parité et équité entre les pays. Il avait aussi évoqué les efforts visant à rétablir la sécurité et la stabilité dans le monde.

« L’Algérie, qui célèbre cette année le 60e anniversaire du recouvrement de son indépendance et de sa souveraineté nationale, confirme la poursuite de sa lutte pour faire primer ces principes importants et atteindre ses nobles objectifs vers l’instauration d’un nouvel ordre mondial incluant notre sécurité collective, partant de la stabilité et de la prospérité de tout un chacun », avait, entre autres, souligné le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. 

Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email