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Culture

La Qal’a des Béni Hammad, chef-d’œuvre des bâtisseurs amazighs

La Qal’a des Béni Hammad, chef-d’œuvre des bâtisseurs amazighs

Un magnifique ouvrage vient d’être publié par l’ANEP dans ses éditions Beaux livres, avec pour titre la Qal’a des Béni Hammad. Cet ouvrage luxueux a pour auteur Abderrahmane Khelifa, illustre archéologue et brillant conférencier. Cet homme de sciences et des arts,chercheur infatigable, honore notre pays en faisant renaître les vestiges de notre fabuleux patrimoine culturel ancestral.

La Qal’a des Béni Hammad a été fondée en 1007 par Hammad, fils de Bologhine ibn Ziri qui, lui-même, avait créé la ville d’El-Djazair quelques décennies plus tôt. Hammad appartient ainsi aux prestigieux bâtisseurs amazighs à l’image de Juba II, Syphax, Massinissa, Jugurtha. Leurs œuvres ont survécu pendant des siècles, sans grands dommages, à l’image du mausolée de Massinissa à El-Khroub, dans le Constantinois, celui de Juba II, à Tipasa, mais aussi le site de la Casbah d’Alger.

Celle-ci est en fait la création de Bologhine ibn Ziri. Les Ottomans n’ont fait que l’étendre en construisant des palais et des mosquées, tout en respectant son site en pente et son environnement, tels que conçus par l’Amazigh Bologhine ibn Ziri. La Qal’a des Béni Hammad, quant à elle, située à Béjaïa, ville où les savants du contour de la Méditerranée venaient étudier notamment les mathématiques, rayonne par son originalité, son unité et l’extension de son champ architectural dans le monde musulman. Ses palais sont des modèles pour les villes islamiques comme Kairouan, Tlemcen et Fès.

Les modèles architecturaux de la Qal’a des Béni Hammad vont jusqu’en Espagne, à Séville et Cordoue. Ici, on retrouve le bassin de la Fontaine des lions, identique à celui de la Qal’a des Béni Hammad. Un signe de continuité de la civilisation arabo-islamique. Pour son importance historique la Qal’a des Béni Hammad a été placée sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1980. Les secrets de sa richesse architecturale ne sont pas encore dévoilés malgré les fouilles entreprises depuis le XIXe siècle. Dans son livre, Abderrahmane Khelifa nous fait découvrir par le texte et de superbes illustrations les merveilles de cette cité qui a été un pôle politique, économique et culturel.

Abderrahmane Khelifa a donné à ce sujet une conférence au palais des Raïs Bastion 23. Il a fait renaître ce passé prestigieux devant un auditoire nombreux et fort interessé. Certains ont assisté à la conférence debout faute de place. C’est que Abderrahmane Khelifa est un admirable conteur, faisant ressusciter, comme si on y était, un passé sans fiction ni histoire inventée, basée sur des vestiges réels, scientifiquement analysés. Son livre, publié par l’ANEP, est commercialisé à 3 000 DA. Ce prix est relativement bas compte tenu de la haute qualité de l’impression, des illustrations et des enseignements du texte. Il vient enrichir notre savoir, nos connaissances et nos idées positives sur la splendeur de notre patrimoine culturel, faisant la fierté de notre passé et de notre identité.

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