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Nationale

Le parti cherche désespérément un consensus national

Le parti cherche désespérément un consensus national

Le Front des forces socialistes (FFS) réunira les 3 et 4 juin prochain son conseil national en session ordinaire consacrée à l’adoption d’un nouveau plan d’action qui prendra en ligne de compte les législatives de 2019. 

Ce conseil, qui sera présidé par le tout nouveau premier secrétaire Abdelmalek Bouchafa en remplacement de Mohamed Nebbou, devrait en principe annoncer sa nouvelle feuille de route ou à tout le moins expliquer la démarche à suivre, puisqu’il sera aussi question du renouvellement des quinze (15) membres du secrétariat national.

On indique à ce propos que certains membres influents ne seront pas appelés à siéger dans cette structure. Le successeur de Nebbou devra aussi continuer à promouvoir l’initiative dite de « reconstruction du consensus national » proposée par le parti depuis 2013. Cette initiative politique portée depuis trois ans qui devait réunir les partis proches du pouvoir et ceux de l’opposition a fait chou blanc.

Cette offre de service d’un parti d’opposition violente au régime en place depuis plus de 50 ans, est tout à fait nouvelle pour ce parti qui a toujours cherché une solution politique radicale sans la participation des décideurs, comme il les appelle.

C’est la première fois que ce parti tend publiquement la main au président Bouteflika depuis son intronisation à la magistrature suprême de l’Etat en 1999.

A contrario, il a toujours refusé de s’associer avec les autres partis qui cherchaient à créer un rassemblement fort de l’opposition. Ce parti passe donc d’une opposition virulente et dure à une forme d’accord avec les tenants du pouvoir en place, pour mettre ainsi les conditions nécessaires à la survie de l’Etat.

Que s’est-il donc passé réellement pour que ce parti passe de l’opposition directe et non moins violente et change de braquet ? Il s’agit en premier lieude la disparition du leader historique Hocine Ait Ahmed, décédé en décembre 2015.

Sa disparition a laissé un grand vide au sein de ce parti qui se retrouve du jour au lendemain sans véritable timonier et sans boussole. Des tiraillements internes sont même perceptibles depuis quelques mois. 

Le chef du groupe parlementaire est ainsi contesté pour ses prises de position publiques qui ne reflètent pas réellement les orientations du parti.

D’autres membres du secrétariat sont également montrés du doigt du fait de leur immobilisme flagrant. Enfin, le parti se retrouve aujourd’hui à la croisée des chemins et aucun homme fort n’émerge actuellement du lot pour reprendre le parti laissé en jachère depuis la mort de son chef. 

Le nouveau patron du FFS qui est aujourd’hui conscient des difficultés d’une audience importante pour que ses idées soient comprises, acceptées et partagées par une large majorité de la population, doit aussi convaincre du bien-fondé de cette démarche qui n’a trouvé que mépris et parfois de ricanements. La nouvelle équipe aux commandes est complètement différente de celle qui a pris les rênes au début des années 1990.

Elle ne s’est jamais attaquée au pouvoir et encore moins au président Bouteflika. Comme elle ignore tout ce que les anciennes équipes ont apporté à l’opposition en Algérie. Pour l’heure, aucun de ces noms qui ont fait l’histoire du FFS au début des années 1990 ne figure dans la nouvelle composante issue du dernier congrès.

Tous ont été au fur et à mesure remerciés gentiment ou violemment. D’autres ont préféré quitter le navire en plein naufrage. Les seuls rescapés (Halit, Chérifi, Bahloul, Laskri etc.) ont été désignés dans une sorte de cabinet noir qui dirige de facto le parti. 

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