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Nationale

Le partenariat entre l’Algérie et l’Afrique du Sud trop timide

Le partenariat entre l’Algérie et l’Afrique du Sud trop timide

Malgré les potentialités de partenariat entre l’Algérie et l’Afrique du Sud, en tant que deux économies « complémentaires » appartenant au même continent, les relations économiques entre les deux pays sont quasiment nulles.

C’est du moins l’avis des participants à la journée d’information sur « les opportunités d’affaires avec l’Afrique du Sud », organisée conjointement par l’ambassade de la République Sud -Africaine et la Chambre algérienne de commerce et d’industrie.

« Déjà que très faibles les échanges commerciaux, qui ont atteint un peu plus de 185 millions de dollars, ont encore régressé de 15 % en 2016 par rapport à 2015 », a fait constater l’ambassadeur sud africain, Dlomo Dennis. Il a mis en avant les potentialités importantes des deux pays, et a exprimé le souhait de l’Afrique du Sud de contribuer au développement d’une coopération concrète avec l’Algérie notamment dans les secteurs minier, agricole et industriel.

Il a affirmé que l’Afrique du Sud peut apporter son expérience en matière de gestion des zones industrielles, détenu majoritairement par le secteur privé. Interrogé par les opérateurs économiques sur la date d’ouverture de la liaison aérienne Alger-Johannesburg, il a répondu qu’elle est toujours à l’étude au niveau des hautes instances des deux pays.

Il a admis que l’ouverture de cette ligne aérienne devrait faciliter les échanges commerciaux et le déplacement des hommes d’affaires des deux pays. Pour sa part, la conseillère économique à l’ambassade d’Afrique du Sud, Madyo Manone , a abordé les opportunités d’investissement dans son pays, en assurant les facilités accordées aux investisseurs étrangers désireux d’y investir.

Elle a en outre évoqué l’expertise de son pays notamment dans les domaines de l’agriculture, du tourisme, des énergies renouvelables, de la technologie, mais surtout dans le domaine minier. « L’Afrique du Sud reste le premier producteur mondial de minéraux tels que l’or, le platine, le radium, le chrome, le manganèse et le vanadium », a-t-elle relevé.

De son côté, le président de la CACI, Hadef Abderrahmane, a souligné l’urgence pour l’Algérie de se diriger vers le marché africain, qui représente un environnement appropriée pour le développement et la diversification de l’économie nationale. Il a cité à titre d’exemple le secteur agroalimentaire qui sera saturé d’ici 3 ans. « Ce contact direct avec l’ambassade sud-africaine sur les opportunités d’investissement donne de la visibilité aux opérateurs », a-t-il dit, estimant qu’il pourrait y avoir une complémentarité entre l’économie des deux pays.

Le président de la CACI a annoncé par ailleurs des rencontres régionales similaires à celle organisée à Alger par l’ambassade sud-africaine et son organisme, en plus d’un voyage au profit des hommes d’affaires algériens prévu cette année à Johannesburg afin de leur permettre de rencontrer leurs homologues sud-africains.

A une question sur le rôle du dernier Forum africain d’investissement et d’affaires organisé à Alger, il a répondu que celui-ci a permis de conclure un mémorandum d’entente entre la Chambre de commerce de Blida et celle de Johannesburg.

Un marché difficilement accessible

Les nombreux hommes d’affaires et investisseurs qui ont pris part hier à cette rencontre pour s’enquérir du climat des affaires de ce pays et des opportunités de partenariat avec ses opérateurs économiques, ont admis que le marché sud africain est difficile à pénétrer notamment pour effectuer des opérations d’exportations. 

Un responsable au sein de Trust Fab, une entreprise spécialisée dans la fabrication des pâtes a affirmé au Jeune Indépendant que son entreprise a tenté des opérations d’exportation de spaghetti vers ce pays mais elle a été farouchement concurrencé par les turcs et les malaisiens qui ont proposé de meilleure offre qualité prix.

« Rien n’est fait pour favoriser l’exportation », regrette cet opérateurs qui affirme que les opérateurs ne sont pas exempt des taxes (TAP et TVA) en plus du fait que l’importation de la matière première n’est pas soutenue par l’Etat.

Même son de cloche chez Bio Care, une firme d’industrie pharmaceutique, qui exporte déjà vers cinq pays africain dont le Benin, le Cameroun et la Mautitanie et qui espère s’étendre vers l’Afrique du Sud. « Ce n’est pas évident », regrette le responsable de cette entreprise qui affirme que ce pays détient la technologie européenne.

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