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Nationale

Le partenariat algéro-jordanien est profitable aux deux partis

Le partenariat algéro-jordanien est profitable aux deux partis

Les opérateurs jordaniens ont exprimé, hier leur volonté d’investir en Algérie à travers un partenariat durable profitable pour les deux partis.

« Nous recherchons un partenariat stratégique entre les entreprises algériennes et jordaniennes, car l’Algérie est pour nous un portail pour accéder au marché africain comme la Jordanie est pour vous un portail pour pénétrer le marché asiatique », a déclaré, hier, à Alger le directeur de l’Agence jordanienne de développement de l’entreprise (Jedco), Riyad Al-Khatib, lors du forum d’affaires algéro-jordanien, que son organisme a organisé avec la CACI.

Accompagné d’une trentaine d’hommes d’affaires, le premier responsable de Jedco a affirmé que la délégation jordanienne veut connaitre davantage les opportunités d’investissements et de partenariats en Algérie à travers des rencontres bilatérales entre les opérateurs des pays.

Il a rappelé que les investisseurs jordaniens dans le domaine de l’industrie pharmaceutique sont déjà présents en Algérie à travers neufs laboratoires de médicaments dont certains sont déjà opérationnels. Il a cité d’autres secteurs susceptibles d’intéresser les jordaniens dont l’agriculture, le tourisme, et l’industrie de transformation tout en souhaitant la suppression des blocages bureaucratiques qui entravent les investissements. 

Le premier responsable de Jedco a évoquant la faiblesse des échanges commerciaux entre les deux pays, qui ne reflètent guère le niveau des relations diplomatiques et d’amitié entre la Jordanie et l’Algérie. Il a déploré l’absence des entreprises algériennes de toutes les foires et les expositions organisées par son pays en dépit de la qualité du produit algérien.

« Nous n’avons jamais rencontré des entreprises algériennes dans les manifestations économiques et commerciales jordaniennes », a-t-il regretté, en les invitant à se manifester pour faire connaitre auprès du consommateur jordanien.

Riyad Al-Khatib a par ailleurs invité les décideurs algériens à s’imprégner de l’expérience d’ouverture économique jordanienne pour renforcer la concurrence des entreprises et qui leur a permis de percer durant ces 15 dernières années. « Contrairement au protectionnisme, l’ouverture sur d’autres marchés stimule les entreprises pour devenir plus performantes et donc plus compétitives à l’international », a-t-il argué. Il a ajouté que son pays exporte vers 130 pays dans le monde.

Le vice-président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI), Laïd Benammour, a admis pour sa part que les échanges commerciaux entre l’Algérie et ce pays sont « dérisoires » en raison de certaines entraves. Il a cité notamment les barrières tarifaires, le manque de logistiques pour échanger les produits ainsi que la méconnaissance des normes de production, en précisant pour ce dernier point que l’Algérie connait beaucoup plus les normes européennes que celles des pays arabes.

Il a expliqué que les échanges interarabes, d’une manière générale, restent très faibles en n’excédant même pas 11% alors que les échanges intereuropéens se situent entre 56 % et 60 % et les échanges interaméricains à 50 %.

Pour remédier à cette faiblesse, il a recommandé des études de marchés mutuelles afin de connaitre les habitudes de consommations de chaque pays.

Dans cette perceptive, Laïd Benammour a annoncé que la CACI prépare une visite vers la Jordanie avec une délégation d’hommes d’affaires algériens. Il a estimé qu’il y a de tas de produits de qualité à proposer à ce pays dont « les produits agricoles et agro-alimentaires », « les produits électroniques et électroménagers ».

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