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Nationale

Le paludisme refait surface à Ghardaïa

Le paludisme refait surface à Ghardaïa

Le paludisme est l’une des maladies infectieuses les plus dévastatrices. Il est connu aussi sous le nom de malaria. Selon des chercheurs, l’agent du paludisme le plus mortel en Afrique s’est montré capable de résister à l’un des traitements disponibles les plus puissants lors de tests en laboratoire.

Ces chercheurs mettent en garde contre le risque d’une perte d’efficacité thérapeutique qui pourrait en découler. Souvenons-nous qu’en 2012, le laboratoire d’analyses de l’hôpital Brahim-Tirichine de Ghardaïa avait observé des résistances du parasite plasmodium falciparum à l’artéméther (produit antipaludéen sous forme d’une molécule de la famille des dérivés de l’artémisinine) sur des prélèvements sanguins testés, provenant de cinq patients tombés malades après avoir séjourné en Afrique subsaharienne.

Cependant, après une accalmie de quelques mois seulement, le paludisme vient de refaire surface à Ghardaïa.

Depuis le début du mois de juin, trois cas sont déjà recensés ; le premier a été décelé sur un habitant de la commune d’El-Atteuf et les deux autres sur deux citoyens débarqués des wilayas d’Arar et de Tamanrasset.

Ces deux wilayas, où un pic de paludisme a été enregistré, sont considérées comme les plus touchées par cette infection parasitaire causée par la piqûre d’un moustique du genre anophèle. Ces maladies épidémiologiques déclarées sont majoritairement importées par des migrants subsahariens qui débarquent sur le sol algérien.

Le renforcement de la surveillance épidémiologique au niveau des sites infectés et plus particulièrement de nos frontières limitrophes avec les pays subsahariens, d’où l’infection a été importée, est de mise. Ce seront donc des mesures nécessaires qui s’imposent.

Cependant, après l’hospitalisation et le traitement intensif de ces trois cas qui viennent de quitter l’hôpital Tirichine-Brahim de Ghardaïa, un suivi des plus rigoureux est en ce moment effectué par un groupe de médecins au niveau de cet hôpital.

Son programme de travail s’étalera, semble-t-il, de juin à août, période connue pour la recrudescence des infestations dues à la saison estivale.

Son schéma est le dépistage des cas passifs à travers les lieux contaminés par la malaria et la tenue d’un cycle de formation médicale et paramédicale sur le tas, sous le thème de la lutte antipaludique.

Cela dit, il existe de bonnes chances de limiter la propagation des parasites du paludisme résistants au traitement le plus efficaces, après la réapparition de ces parasites dans la wilaya de Ghardaïa. 

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