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Nationale

Le Niger veut rapatrier ses ressortissants en errance dans les villes algériennes

Le Niger veut rapatrier ses ressortissants en errance dans les villes algériennes

La crise migratoire que connaît la région du Sahel ces dernières années et son corollaire, le trafic transfrontalier, continuent
de préoccuper les autorités des pays de la région.

Dans le sillage de la recherche de solutions à ce phénomène, auquel même l’ONU n’est pas insensible, nombre de rencontres sont initiées de part et d’autre afin de trouver des solutions et de définir les moyens
pour y mettre fin.

Le ministre d’Etat nigérien, ministre de l’Intérieur, en visite en ce début de semaine à Alger, a eu justement l’occasion d’en discuter avec les autorités algériennes.

L’hôte de l’Algérie, accueilli par son homologue Nourreddine Bedoui, a été reçu pour la circonstance par le premier ministre Abdelmalek Sellal ainsi que par le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel.

Nul n’ignore que le volet lié à l’émigration clandestine a été largement débattu par les autorités algériennes avec l’émissaire du président nigérien Mahamadou Issoufou.

La prolifération du phénomène, qui a atteint son point culminant en cette période estivale, semble préoccuper en effet les autorités algériennes qui avaient, rappelons-le, « délégué « le Croissant rouge algérien lequel a, depuis au moins fin 2012, tenté de trouver des solutions de prise en charge avant reconduction à la frontière des ressortissants du Sahel et principalement les citoyens nigériens.

Dans l’attente aussi de rendre effectif l’accord sur la possibilité de « placer « « légalement « les ressortissants de ce pays sur le marché du travail algérien, -accord auquel l’Algérie semble favorable- des milliers de Nigériens continuent d’arpenter à longueur de journée les ruelles de la quasi-totalité des grandes ville du Nord, dont la majorité n’ont que la mendicité comme seule pratique à même de leur permettre de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Un phénomène auquel un intérêt particulier est accordé par les autorités algériennes.

Des centres d’accueil ont d’ailleurs été érigés à travers la quasi-totalité des villes afin d’accueillir dans les meilleures conditions possible les migrants dont bon nombre sont des femmes et des enfants en bas âge.

Ces rassemblement avaient aussi pour but de permettre le recensement des migrants avant leur rapatriement via des convois parfaitement organisés et qui devaient passer par des centres d’accueil transitoires implantés dans les wilayas du Sud principalement à Tamanrasset, où il est prévu qu’ils reçoivent des soins avant leur rapatriement via la ville frontalière d’Agadez au nord du Niger.

Seulement, ces opérations ont été presque vaines tant le phénomène est devenu incontrôlable dans la mesure où la passivité des gardes-frontières de ces pays dont les moyens, restent dérisoires, n’a pas arrangé les choses. Renvoyés par convois vers leur contrées, les ressortissants de ces pays en crise reviennent par milliers.

Ces opérations avaient débuté en 2014. En effet, un accord entre Alger et Niamey avait été annoncé au mois de décembre 2014. En quelques semaines, 3 600 personnes avaient été rapatriées. Des opérations qui se poursuivent à ce jour.

Des milliers de ressortissants continuent pourtant d’affluer vers les villes du Nord. Beaucoup caressent le rêve de pouvoir passer outre-Méditerranée pour « une vie meilleure ». Une embarcation de fortune avait d’ailleurs été accostée au mois de février dernier par les gardes-cotes algériens au large de Annaba avec à son bord une quinzaine de ressortissants africains dont justement un grand nombre de Nigériens et même des femmes.

Les autorités des deux pays restent en tout cas soucieuses de l’importance d’un débat sur la question, notamment la recherche de solutions adéquates. Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel l’a d’ailleurs souligné dimanche, qualifiant de « totale « la concordance de vues entre l’Algérie et le Niger dans la lutte contre le terrorisme et l’émigration clandestine.

« Ce sont des questions (notamment le terrorisme et la migration clandestine) qui ont fait l’objet de larges échanges de vues et comme d’habitude, nos vues sont totalement concordantes », avait déclaré M. Messahel, au terme de ses entretiens avec le ministre d’Etat nigérien, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et Religieuses, Mohamed Bazoum.

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