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Culture

Le mur byzantin et l’arc de Caracalla en restauration

Le mur byzantin et l’arc de Caracalla en restauration

Afin de construire un centre des métiers et des arts traditionnels dans le centre-ville de Tébessa, la restauration du mur byzantin et de l’arc de Caracalla sera lancée ce mercredi 28 janvier. La place mitoyenne sera alors libérée de ses kiosques.

²Au cours d’une réunion, ce mardi, avec les directeurs du Conseil de wilaya, les élus locaux et des représentants de la société civile, le wali de Tébessa, M. Mabrouk Beliouz a appelé à « l’enrichissement du projet qui vise à transformer l’antique Thevest en ville touristique ». 

Il a notamment instruit le président de l’Assemblée populaire communale de Tébessa à l’effet d’entamer « immédiatement » les procédures de libération de la place abritant des kiosques et des vespasiennes pour engager les travaux « au plus vite ». Selon le représentant du bureau d’études chargé au projet de restauration de ce patrimoine, l’opération est également inhérente à l’arc de triomphe de Caracalla.

Ce vestige, à ne pas confondre avec celui de Djemila dans la wilaya de Sétif, est classé patrimoine national le 19 octobre 1982. Bâti entre 211 et 214 après J. C., en honneur à l’empereur Caracalla, fils de Septime Sévère d’origine africaine, cet arc de triomphe romain est intégré à la citadelle byzantine qui sert de porte sur le côté nord des remparts. Abstraction faite de l’absence de trois colonnes, ce monument est bien conservé.

Il est, comme l’arc de Janus à Rome, un des rares exemples d’arcs à quatre faces semblables. Cependant, il subira des transformations lors de son intégration à l’enceinte en raison de la construction par les Byzantins des arcades latérales avec des pierres placées pêle-mêle sans ciment. Ils ont fermé l’arcade du fond en ne laissant qu’une petite porte pour le passage des habitants.

L’arc est alors devenu une porte facile à protéger. Puis, durant la colonisation française, le génie militaire a dégagé les arcades latérales et a muré celle du Nord.

Quant à la muraille byzantine, elle est construite au VIe siècle par le général byzantin Salomon pour des nécessités sécuritaires et politiques. Elle compte trois portes : Caracalla au Nord, Salomon à l’Est et Chela au Sud.

La quatrième porte Cirta (3,60 m de largeur et de 5,60 m de hauteur) est construite par le génie militaire à la fin de 1950 et détruite en 1957 par le colonel Guidon. Elle constitue la vieille ville de Tébessa. Pour la réhabiliter, les autorités s’apprêtent, au préalable à évacuer 120 familles.

Ces dernières résident dans les alentours du mur byzantin, elles seront relogées dans des appartements neufs afin de permettre la requalification de l’ensemble du site et l’élargissement de la voie longeant la muraille. Il s’agira notamment de la construction d’un passage de 8 m de largeur contigu à la porte de Cirta, afin de prendre en charge le côté pratique de l’accès à la vieille ville.

De son côté, le secrétaire général de la wilaya a notamment préconisé, au cours de la même réunion, l’exécution des travaux avec « d’infinies précautions pour éviter d’endommager les différents réseaux souterrains, notamment ceux du gaz et de l’électricité ». Cette opération de restauration, si elle était fidèle à l’architecture d’origine, donnera certainement une nouvelle dynamique à l’histoire de la ville et à sa diversité culturelle. 

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