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Nationale

Le MSP tire à boulets rouges sur les partis

Le MSP tire à boulets rouges sur les partis

Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderezzak Makri, a appelé ce mercredi la classe politique à être «raisonnable » au lieu de tirer profit de la situation politique que traverse le pays pour se livrer à une ruée au pouvoir. «Depuis la maladie du Président, des partis ont commencé à constituer des réseaux de soutien au Président, tentant ainsi de reproduire les scénarios du Hirak. Ces derniers n’ont pas caché leurs intentions et convoitent avidement le pouvoir», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse tenue au siège du parti.

Concernant la maladie du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’intervenant a souligné qu’il appartient aux autorités publiques d’agir à ce propos avec transparence envers le peuple, et ce afin de mettre fin à toutes les rumeurs qui se répandent comme une traînée de poudre. Au train où vont les choses, et face à ce «black-out», le peuple, selon le chef du MSP, «a le droit de demander l’enclenchement du processus constitutionnel ». Tout en souhaitant un prompt rétablissement au Président, M. Makri précise que sa formation «n’a de compte à régler avec personne, mais son problème est plutôt avec le système» qui, selon lui, «crée les crises et les personnes à placer au pouvoir».

M. Makri a aussi appelé le président Tebboune à ne pas approuver la nouvelle Constitution soumise à un référendum populaire le 1er novembre dernier. Car, selon lui, elle ne représente pas la volonté du peuple. Pour le patron du mouvement «islamiste», la bataille consiste à réunir toutes les parties politiques, rappelant, à ce propos, les initiatives lancées par le mouvement populaire du 22 février, auxquelles sa formation politique a pris part en vue de proposer des issues à la crise politique que traverse le pays . Regrettant le non-aboutissement de ces initiatives, M. Makri a estimé qu’une véritable transition démocratique ne saurait se concrétiser sans consensus, appelant toutes les parties à constituer un front interne «cohérent». L’un des initiateurs des rencontres de Mazafran ou encore celle des Forces de dialogue national tenu à Aïn Bénian en juillet 2019 considère que ces deux initiatives étaient «une chance ratée» pour mettre le pays sur les rails de la transformation démocratique.

Par ailleurs, le MSP a exprimé son indignation quant à la résolution du Parlement européen (PE), rendue publique jeudi dernier, considérant que le PE vise «un chantage». «L’objectif à travers cette résolution est le chantage, pour que l’Algérie adhère au camp occidental dans le cadre du nouvel ordre mondial et du conflit d’intérêt entre les grandes puissances. Visiblement, les partis signataires de cette résolution sont issus, en majorité, de la droite et du centre-droit, ce qui atteste clairement des intentions ‘’civilisationnelles’’ de ce document», a indiqué le conférencier. Selon le président du MSP, le Parlement européen tend à attaquer le peuple algérien dans son identité en s’appuyant sur des rapports établis par des associations issues du mouvement féministe, «isolées» de la société et sans ramification sur le territoire national. S’étalant sur l’ensemble des points évoqués dans ladite résolution, M. Makri a dénoncé «l’ingérence flagrante» du PE, qui ose dicter aux autorités du pays, entre autres, de revoir le code de la famille dans la foulée de ce qu’il qualifie de violation des droits de l’homme».

«Nous avons été parmi les premiers à avoir dénoncé l’incarcération du journaliste Khaled Drareni et de tous les détenus politiques. Pourquoi insistent-ils sur une catégorie de détenus au détriment d’une autre ?», s’est-il interrogé. Toutes les parties nationales, quelle que soit leur obédience politique et idéologique, sont perdantes devant toute ingérence des puissances coloniales car ces dernières, a-t-il poursuivi,«ont déjà couvert la fraude électorale et la corruption en Algérie à l’époque de la vache à lait». Faisant un tour d’horizon sur l’actualité internationale, le président du MSP a expliqué que la seule solution du conflit au Sahara occidental est l’autodétermination, d’autant que cette crise est la pure fabrication du colonialisme, lequel vise à fragiliser la région et phagocyter tout esprit d’union chez ces peuples.

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