-- -- -- / -- -- --
Monde

«Le monde court un grand risque de guerre nucléaire»

«Le monde court un grand risque de guerre nucléaire»

A la veille de la Conférence de Vienne sur l’impact humanitaire des armes nucléaires, 120 politiques, militaires et diplomates ont appelé, dans une lettre, les dirigeants du monde à agir d’urgence pour diminuer le risque de guerre nucléaire, rapporte le quotidien britannique The Independent.

« La tension entre les puissances nucléaires et leurs alliés dans l’espace euro-atlantique, ainsi que dans le Sud et l’Est de l’Asie reste très grave, ce qui crée une possibilité potentielle d’erreur de calcul militaire et d’escalade », a notamment prévenu le ministre autrichien des Affaires étrangères Sebastian Kurz, rappelant que parvenir à un monde sans armes nucléaires était un objectif commun à l’humanité tout entière.

Parmi les quelque 120 signataires de la lettre, estimant que les leaders du monde sous-évaluent ou ne se rendent pas pleinement compte du danger de guerre nucléaire, figurent entre autres les ex-secrétaires britanniques à la Défense Tom King et Desmond Browne, les anciens ministres britanniques des Affaires étrangères Margaret Beckett et David Owen, l’ancien commandant suprême adjoint des forces alliées de l’Otan en Europe John McColl, l’ancien leader des libéraux-démocrates britanniques Menzies Campbell, l’ancien vice-président du Comité des chefs d’état-major interarmées américain James Cartwright et l’ancien chef de l’état-major britannique David Richards.

Pyongyang : « Etats-Unis préparent une guerre nucléaire »

Il faut rappeler que dans ce contexte de guerre nucélaire, Pyongyang considèrait il y a une année que les exercices conjoints américano-sud-coréens Key Resolve et Foal Eagle, ayant eu lieu fin février 2014, « comme une préparation à une attaque nucléaire contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC) ». 

« Nous estimons que ces exercices sont agressifs et dangereux, car ils constituent une préparation à une guerre nucléaire contre la RPDC, bien qu’ils soient menés sous l’enseigne de manœuvres défensives. Ces exercices visent l’invasion et l’occupation de Pyongyang » avait souligné l’ambassadeur nord-coréen à Moscou, Kim Yong Jae. Auparavant, le Comité nord-coréen pour la réunification pacifique de la patrie a exigé l’annulation des exercices conjoints des forces armées sud-coréennes et américaines Key Resolve et Foal Eagle qui doivent débuter fin février et se terminer en avril.

Le Comité a comparé ces exercices d’envergure à une « déclaration de la pleine guerre nucléaire » et a exhorté à les annuler, tout en soulignant que ces manœuvres annuelles empêchaient les liens entre les Corées de se resserrer. Séoul et Washington ont toutefois refusé d’accéder à la demande instante de Pyongyang, en soulignant qu’il ne s’agissait que d’un exercice d’entraînement des postes de commandement qui se tenait tous les ans dans le but d’améliorer la capacité de défense de la péninsule coréenne. 

La Russie se dit prête à toute attaque La Russie « qui fait tout pour éviter une guerre nucléaire », vient de rappeller à la communauté internationale qu’elle se réserve « le droit d’effectuer une riposte nucléaire en cas d’attaque contre elle ou ses alliés », lit-on dans la nouvelle doctrine militaire russe entérinée par le président russe Vladimir Poutine le 25 décmbre. 

« La Russie se réserve le droit de se servir de son arme nucléaire en riposte à une attaque à l’arme nucléaire ou à une autre arme de destruction massive, réalisée contre elle et/ou ses alliés, ainsi qu’en cas d’une agression massive à l’arme conventionnelle mettant en danger l’existence même de l’Etat », est-il indiqué dans la doctrine mise en ligne vendredi sur le site du président.

La version précédente de la doctrine militaire adoptée en 2010 comprenait la même formule. Certains médias ont antérieurement affirmé que la nouvelle version de la doctrine militaire comprendrait la notion de « frappe nucléaire préventive ». Toutefois ce terme ne figure pas dans le texte officiel. Selon la nouvelle doctrine militaire russe, l’arme nucléaire reste un facteur important de prévention de conflits nucléaires et conventionnels. La décision d’utiliser l’arme nucléaire relève du président russe.

La doctrine militaire de la Russie, adoptée en avril 2000 stipule que « La Russie se réserve le droit de se servir de son arme nucléaire en riposte à une attaque à l’arme nucléaire ou à une autre arme de destruction massive, réalisée contre elle et/ou ses alliés, ainsi qu’en cas d’une agression massive à l’arme conventionnelle si la situation s’avère critique pour la sécurité nationale de la Russie ».

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email