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Nationale

Le ministre des Moudjahidine : «Grande avancée dans le travail de mémoire»

Le ministre des Moudjahidine : «Grande avancée dans le travail de mémoire»

Tayeb Zitouni, ministre des Moudjahidine, a présidé jeudi dernier en compagnie du wali de Béjaïa une cérémonie de réinhumation des ossements de 57 martyrs (46 moudjahidine, 11 civils dont une femme) dans le nouveau cimetière des martyrs du village Zentout, dans la commune de Souk El-Tennine.

Etaient présents à cette cérémonie très émouvante les autorités locales, civiles et militaires, le secrétaire général de l’ONEM ainsi que des membres de l’Organisation des moudjahidine et de l’Organisation des enfants de chouhada, la presse et des centaines de personnes.

Le ministre des Moudjahidine a, symboliquement, participé à la mise en terre du premier martyr, en compagnie du secrétaire général de l’Organisation des moudjahidine. Il a ensuite procédé à la pose d’une gerbe de fleurs et à la lecture de la Fatiha à la mémoire des 57 martyrs.

Ces derniers, issus de plusieurs coins de la wilaya et du pays, ont été décimés par les bombardements de l’aviation coloniale le 27 mars 1957, alors qu’ils s’apprêtaient, collectivement, à prendre possession des mains de leurs pairs de l’Est d’un lot d’armement acheminé depuis Tunis.

Cela avait eu lieu à hauteur du lieu-dit Sidi-Merzoug, près de Zentout, au pied de la chaîne de montagnes des Babors, située entre les wilayas de Béjaïa, Jijel et Sétif. Les corps de ces martyrs avaient été alors inhumés à la sauvette avec leurs effets vestimentaires.

« Les recherches récemment engagées ont permis de repérer l’ossuaire et puis d’en exhumer le contenu », a-t-on précisé. Des semelles de chaussures, une montre et d’autres objets ont été découverts avec les squelettes des martyrs.

Le ministre des Moudjahidine a appelé à « tirer les enseignements des sacrifices des martyrs et hisser le pays, son développement et son rayonnement très haut ». Pour lui, « c’est un instant important pour rappeler les sacrifices consentis par des hommes et des femmes pour restituer notre souveraineté et notre liberté et sauvegarder notre personnalité ».

« Notre devoir aujourd’hui en tant que peuple est de préserver notre pays et notre indépendance chèrement acquise », a-t-il déclaré sur les ondes de Radio-Soummam. Et d’ajouter : « Cela pèse sur nos épaules et nos consciences ».

A noter que Tayeb Zitouni a baptisé l’école primaire de Zentout au nom du premier martyr mis sous terre, en l’occurrence Messaoud Abidar. Il a ensuite visité le projet de construction d’un centre de repos pour les moudjahidine dans la commune de Souk El-Tennine.

Un projet dont le taux d’avancement est de 70% et qui accuse du retard. Le ministre a sommé le maître d’ouvrage et l’entreprise en charge des travaux « de livrer le centre cet été ». 

Invité par Radio-Soummam à s’exprimer sur la prise en charge des combattants et des ayants droit, il dira : « La prise en charge sociale de ces catégories est assurée par l’Etat avec des lois en vigueur ».

Et sur l’écriture de l’histoire et le travail de mémoire en général, le ministre a fait savoir que « cette opération est très avancée », rappelant qu’ »elle est engagée avec des partenaires dont le département de l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, l’Organisation des moudjahidine, le Centre de documentation sur l’histoire de l’Algérie, l’ENTV…. » Il a par ailleurs indiqué qu’ »un travail colossal a été déjà réalisé ».

Et d’ajouter : « Nous avons procédé à l’enregistrement de tous les lieux symboliques, les monuments, les édifices, les centres, les témoignages… », faisant part ensuite de l’existence « de 45 musées au niveau national ». Il estime que les nouvelles technologies et le numérique seront d’un immense apport dans le travail de mémoire engagé.

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