Le ministre des AE nigérien reçu par Attaf : «L’Algérie a toujours été aux côtés du Niger»
Après une légère brouille, en octobre dernier, les relations entre Alger et Niamey sont redevenue au beau fixe. En visite ce mardi à Alger, le ministre des Affaires étrangères du Niger, Yaou Bakary Sangaré, a mis en exergue le rôle joué par l’Algérie dans la résolution des crises qui ont secoué son pays.
Dans une déclaration à la presse, à l’issue d’un entretien avec le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ahmed Attaf, le ministre nigérien a fait état de la coopération entre les deux pays et les opportunités de son renforcement.
Bakary Sangaré s’est attardé sur la situation politique au Niger, affirmant que « l’Algérie a toujours été du côté du Niger dans toutes les crises que le pays a eu à affronter par le passé ». « Nous avons toujours été satisfaits de la manière dont l’Algérie a servi de médiateur de bons offices à chaque fois qu’il y a eu un problème au Niger », a poursuivi Sangaré.
« Nous sommes aujourd’hui en pleine médiation avec la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) (et) je suis venu faire le point avec mon frère algérien pour lui expliquer la dynamique dans laquelle nous nous trouvons », a-t-il précisé.
« La médiation avec la Cédéao est en bonne voie, nous espérons que très rapidement, nous laisserons toute cette situation derrière nous et que nous parviendrons à trouver une sortie de crise rapide par rapport à la situation que nous traversons actuellement », a-t-il ajouté. « La sortie de crise espérée nous permettra de nous concentrer sur le travail qui nous attend pour le retour à l’ordre constitutionnel et pour les actions de développement de notre pays », a conclu la chef de la diplomatie nigérienne.
Pour rappel, l’Algérie a décidé le 9 octobre dernier de « surseoir » à sa médiation au Niger, un mois après avoir proposé un plan de sortie de crise en six points à son grand voisin du Sud, dont les relations avec certains pays de la Cedeao s’étaient dégradées à la suite du coup d’État du 26 juillet dernier. Pourtant, au début du mois d’octobre, l’Algérie a annoncé que les nouvelles autorités du Niger ont accepté son offre de médiation pour rétablir l’ordre constitutionnel dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
« Le gouvernement algérien a reçu une correspondance officielle du ministère des Affaires étrangères du Niger, faisant état de l’acceptation de la médiation de l’Algérie visant à développer une solution politique à la crise qui prévaut dans ce pays frère », avait indiqué le ministère algérien des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le plan de sortie de crise prévoyait une période de transition de six mois conduite par un civil. Ce plan a été proposé alors que des menaces d’une intervention militaire étrangère planaient sur le Niger, notamment de la part de la Cédéao. Alger s’est dit opposé à toute ingérence ou intervention militaire dans ce pays. Le Niger s’est retrouvé dans la tourmente lorsque le général Abdourahmane Tiani, ancien commandant de la garde présidentielle, a pris les rênes du pays et évincé le président Mohamed Bazoum élu en 2021.
Notons que Attaf et Bakary ont abordé le partenariat bilatéral appelé à se développer davantage, notamment le projet de la transsaharienne destiné à désenclaver un certain nombre de pays africains du Sahel et devant faciliter les échanges à l’échelle continentale.