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Nationale

Le ministre de l’Éducation nationale dément : Pas de suppression de la philosophie au lycée

Le ministre de l’Éducation nationale dément : Pas de suppression de la philosophie au lycée
Mohamed Seghir Saâdaoui.

Face à la polémique suscitée par les nouveaux aménagements pédagogiques, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, est sorti de son silence pour réfuter les informations faisant état d’une suppression de la philosophie dans l’enseignement secondaire. Il assure que cette discipline est maintenue et même renforcée dans certaines filières.

Les récentes décisions du ministère de l’Éducation nationale, concernant l’organisation des matières au sein des différentes filières du secondaire, ont suscité une vive controverse dans les milieux universitaires et intellectuels. Plusieurs enseignants, chercheurs et philosophes ont exprimé leurs inquiétudes face aux nouvelles dispositions pédagogiques, estimant qu’elles risquaient de réduire la place de la philosophie dans la formation des lycéens, alimentant ainsi un large débat sur les réseaux sociaux.

Le ministre de l’Éducation a choisi de répondre directement à ces critiques à travers une lettre adressée à l’écrivain et chercheur Karim Djeddi, auteur d’une lettre ouverte intitulée « L’exclusion de la philosophie est une déclaration de la mort de la raison ». Ce texte, largement relayé sur les réseaux sociaux, avait recueilli le soutien de nombreux universitaires et enseignants.

Dans sa réponse, rendue publique par M. Djeddi, le ministre affirme avoir pris connaissance « avec responsabilité » des interrogations soulevées autour de la place de la philosophie dans le nouveau dispositif pédagogique. Il salue l’intérêt porté par les enseignants aux réformes engagées, tout en regrettant que certains aient pris position sans avoir consulté les décisions officielles du ministère, se fondant, selon lui, sur « des informations superficielles ».

Le premier responsable du secteur insiste sur le fait que son département est pleinement conscient de l’importance de la philosophie dans la formation des élèves et dans l’architecture de l’enseignement secondaire. Il rappelle que les réaménagements opérés visent avant tout à renforcer les matières fondamentales de chaque filière, conformément aux objectifs de modernisation du système éducatif.

Dans ce cadre, explique-t-il, la philosophie a bénéficié d’un renforcement au sein de la filière Lettres et Philosophie grâce à l’augmentation de son coefficient en troisième année secondaire. Pour les autres filières, la discipline demeure inscrite au programme de deuxième année secondaire comme matière fondamentale, avec le même coefficient qu’auparavant.

« La philosophie a-t-elle réellement été supprimée ? », s’interroge le ministre, invitant les enseignants et les observateurs à se référer aux décisions officielles publiées par son département avant de tirer des conclusions.

Saâdaoui a tenu à remercier les auteurs des réactions suscitées par les nouvelles mesures pédagogiques, estimant que le débat est légitime lorsqu’il repose sur des informations vérifiées. Il exprime également le souhait de voir les élites contribuer à un débat constructif, au service de l’école algérienne et de son évolution.

Cette mise au point coopère, faut-il le souligner, alors que plusieurs enseignants de philosophie, universitaires et intellectuels, ainsi que l’Association algérienne des études philosophiques, avaient exprimé leurs inquiétudes face aux nouvelles dispositions pédagogiques. Les explications du ministre visent ainsi à lever les ambiguïtés et à rassurer la communauté éducative sur le maintien de cette discipline dans les programmes du secondaire.



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