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Lifestyle Santé

Le ministère joue avec la santé des Algériens

Le ministère joue avec  la santé des Algériens

La pénurie de plusieurs médicaments est bien là, persistante et réelle. Malgré les dénégations du ministre de la Santé, Boudiaf, plusieurs médicaments sont introuvables dans les officines de l’Etat et les pharmacies privées. 310 produits sont en rupture de stock depuis le mois de janvier dernier, selon la liste établie par le Syndicat national algérien des pharmaciens (SNAPO).

Des médicaments comme le Lévothyrox (ou levothyroxine) pour le traitement du goître restent introuvables dans les différentes pharmacies. Le Zyloric 300, le vaccin antiallergique Alustal, le Zanitra, le Maxilase (comprimé), le Gaviscon et la pilule Meliane ne sont pas disponibles, selon des pharmaciens.

La pommade Mycocide, destinée au traitement des maladies de la peau, l’Extensiline indiquée en cas d’infections dues aux germes définis comme sensibles, le sirop Histagon (traitement des manifestations allergiques) sont également introuvables. A cela s’ajoutent le Sintyrom 4 mg, un anticoagulant destiné aux malades cardiaques opérés et l’insuline en forme rapide. Une bonne partie des médicaments qui permettent de traiter les maladies chroniques, comme les problèmes cardiaques, sont depuis quelques semaines en rupture de stock.

Pour couper court aux articles de presse qui insistent sur cette pénurie, le ministère de la Santé a envoyé au charbon le DG de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH), M’hamed Ayad, qui a tenté vainement de démentir toute pénurie de médicaments. S’exprimant sur les ondes de la Chaîne III, le DG de la PCH a affirmé que la disponibilité des produits médicamenteux « est pleinement assurée, mis à part quelques perturbations mineures ». Peine perdue pour ce dirigeant d’entreprise puisque la pénurie est bien la à cause d’un manque de renouvellement des stocks existants. 

En effet, les programmes d’importations de certains médicaments ont été libérés en mars dernier au lieu du mois de septembre 2014. Un retard qui n’est pas sans conséquence sur la disponibilité des médicaments. Le ministère de tutelle qui, habituellement donne son aval vers le mois de septembre, au plus tard vers le mois de novembre, a libéré certains programmes d’importation le mois de mars dernier. Les laboratoires pharmaceutiques utilisaient leur stock depuis janvier dernier.

La lenteur dans la signature des programmes d’importations a eu un effet négatif sur la disponibilité des médicaments, notamment ceux destinés aux malades chroniques. Les malades algériens les plus nantis sont aujourd’hui bien obligés de s’approvisionner en médicaments de France. La situation pourrait encore durer plusieurs mois et ce sont les malades algériens qui vont continuer d’être pénalisés.

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