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Nationale

Le ministère français de la Défense rectifie le tir

Le ministère français de la Défense rectifie le tir

La parution dans le Journal officiel d’un arrêté promulgué par le ministère français de la Défense citant les pays dans lesquels intervient l’armée française, incluant l’Algérie, suscite un tollé en Algérie.

Beaucoup ont estimé que l’armée française agissait en toute impunité en Algérie avec l’accord des autorités algériennes. Suite à cette information, l’ambassade de France à Alger a rendu public hier un communiqué dans lequel elle indique que le ministère français de la Défense a retiré l’arrêté en question.

L’ambassade précise que le texte était destiné à « garantir aux militaires participant à l’opération extérieure Barkhane, ainsi qu’à leurs ayants cause, le bénéfice de la couverture majorée des risques invalidité et décès prévue à l’article L. 4123-4 du code de la défense ».

Sur son site internet, le ministère français de la Défense a fait savoir que les 3 ministres signataires « ont décidé de retirer cet arrêté dont l‘objet est exclusivement de régir la situation indemnitaire des militaires français, mais qui était entaché d’une erreur matérielle en tant qu’il définissait son champ d’application géographique ».

 L’arrêté daté du 25 septembre 2015 était signé par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le ministre des Finances, Michel Sapin, et le secrétaire d’Etat chargé du Budget, Christian Eckert. Il portait sur l’indemnisation des risques « invalidité et décès » pour les militaires participant à l’opération Barkhane. Etaient concernés, selon le texte, les « militaires participant à des opérations extérieures sur les territoires de la République islamique de Mauritanie, de la République du Sénégal, de la République du Mali, de la République algérienne démocratique et populaire, de la République de Côte-d’Ivoire, du Burkina Faso, de la République du Niger, de la Libye, de la République du Tchad, de la République fédérale du Nigeria, de la République du Cameroun et de la République centrafricaine ». 

La classe politique s’était interrogée sur l’éventuelle présence de soldats français en Algérie, amenant le ministère français de la Défense à opposer un démenti formel à toute présence militaire française. 

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