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Nationale

Le matelas de devises de l’Algérie à 114 mds usd

Le matelas de devises de l’Algérie à 114 mds usd

Les réserves de devises étrangères de l’Algérie ont connu un nouveau glissement de 30 milliards de dollars à fin 2016 par rapport à l’exercice 2015. 

Au plus bas depuis 2014, les réserves de changes de l’Algérie se sont établi à 114,1 milliards de dollars (mds usd) à fin décembre 2016, contre 144,1 milliards usd l’année d’avant, selon les chiffres annoncés hier par le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal. 

Entre fin décembre 2015 et fin décembre 2016, le matelas de devises de l’Algérie a ainsi plongé de 30 milliards de dollars. A fin septembre 2016, les réserves de change de l’Algérie se sont chiffrées à 121,9 milliards usd et étaient de 129 milliards usd à fin juin de la même année.

Tributaire des fluctuations des cours de l’or noir, les réserves de devises étrangères du pays ont commencé à connaître un fléchissement depuis 2014 sous l’effet combiné de la baisse des cours pétroliers et des exportations des hydrocarbures ainsi que d’une hausse fulgurante des importations.

La chute progressive de devises se poursuit, après de successives et considérables hausses, à l’ère où le prix de pétrole culminait à 140 dollars. En effet, l’élan que prenait le niveau du matelas de devises fut freiné dès le début 2014 lorsque le niveau des réserves approchait les 195 milliards usd à fin mars 2014 mais amorça, par la suite, une tendance baissière en s’établissant à 193,27 mds usd à fin juin 2014, avant de descendre encore à 185,27 mds usd à fin septembre de la même année. Auparavant, et particulièrement depuis 2006, les réserves de change enregistraient des hausses substantielles, parfois de 20 milliards usds annuellement.

Dans le détail, la Banque Centrale rappelle que les réserves de l’Algérie en devises se sont établies à 77,8 mds usd en décembre 2006, pour grimper à 110,2 mds usd à fin 2007, à 143,1 mds usd à fin 2008, à 147,2 mds usd à fin 2009, à 162,2 mds usd à fin 2010, à 182,2 mds usd à fin 2011, à 190,6 mds usd à fin 2012 et enfin à 194 mds usd à fin 2013.

Mais l’envolée des importations et la forte chute des cours pétroliers ont entraîné une forte chute des flux alimentant les réserves de change du pays. Après avoir fluctué entre 101,45 et 115,79 dollars au cours de l’année 2013, le baril de Brent a viré depuis l’été 2014 en dégringolant jusqu’à moins du seuil critique de 30 dollars début 2016, avant de se stabiliser autour de 55 dollars actuellement.

Face à la baisse des cours du pétrole, les pouvoirs publics ont entamé depuis janvier 2016 une politique de rationalisation des dépenses, en listant un bon nombre de produits interdits d’importation car jugés inutiles et en limitant certains produits en les soumettant au système des quotas. En tête de ces produits, les véhicules, le ciment et le rond à béton qui représente une grosse part des importations.

En 2017, les pouvoirs publics ont introduit des mesures plus rigoureuses dans la loi de finances pour tenter de compenser la baisse drastique des revenus générés par les hydrocarbures, en misant sur la hausse de plusieurs taxes, impôts et droits de timbre. Mais le plus important, c’est la diversification de l’économie nationale prônée tant par les politiques que le patronat et les syndicats.

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