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Nationale

Le masque obligatoire comme la ceinture de sécurité

Le masque obligatoire comme la ceinture de sécurité

Le port du masque de protection contre le coronavirus est désormais obligatoire en Algérie y compris dans les véhicules. Les contrevenants risquent une amende de 10 000 DA et une peine de prison allant jusqu’à deux ans.

C’est ce qu’a indiqué le procureur général près la Cour d’Alger, Mourad Sid Ahmed. S’exprimant dans une émission de la télévision publique, M. Sid Ahmed a affirmé que le port du masque seul dans son véhicule est aussi obligatoire et encoure des sanctions contre les contrevenants. Le procureur général près la Cour d’Alger est formel : « L’article de loi est clair : il stipule que si vous êtes sur la voie publique ou dans une administration, vous êtes obligé de le porter. Etre dans un véhicule c’est être dans la voie publique ».

M. Sid Ahmed prévient que les personnes atteintes de Covid-19 et qui ne portent pas la bavette peuvent encourir une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 2 années, du fait qu’elles mettent en danger la vie d’autrui. Pour lui « la décision doit être appliquée de la manière la plus simple », en mettant la bavette dès qu’on sort de chez soi « que vous soyez dans un véhicule ou à pied ».

Pour plus de précisions, le procureur souligne que les contrevenants ont un délai de dix jours pour s’acquitter de leur amende. A défaut, le procès-verbal (PV) dressé par l’officier de police judiciaire « est adressé automatiquement au procureur de la République et (le contrevenant) est auditionné avec comparution. A partir de là, il risque de se voir infliger une amende double (20 000 DA). Il se pourrait même qu’il risque de se voir emprisonné pendant 3 jours », précise le procureur général près la Cour d’Alger.

Il faut rappeler, que le port du masque a été rendu obligatoire dernièrement et intervient afin de mieux prévenir contre la propagation du Coronavirus (Covid-19), durant cette période très favorable aux regroupements, aux déplacements et aux contacts directs. La décision a été publiée au dernier Journal officiel, paru jeudi 21 mai. Le décret stipule que les contrevenants risquent des peines prévues par le Code pénal. Le gouvernement avait promis que ces masques seront disponibles à « grande échelle » et leur distribution aux citoyens sera assurée à travers les structures, comités et associations de la société civile.

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