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Nationale

Le Maroc s’attaque de nouveau à Ban Ki-moon

Le Maroc s’attaque de nouveau à Ban Ki-moon

Le conflit entre le Maroc et le SG des Nations Unies joue les prolongations avec un nouveau front ouvert suite à la fuite d’une lettre que Ban Ki-moon avait adressée au roi Mohamed VI.

Le Maroc est très remonté contre la fuite d’une lettre de Ban Ki-moon adressée à Mohamed VI ou il est fait mention du terme « occupation » pour désigner la présence des autorités marocaines dans les territoires occupés de Laâyoune, Dakhla et des autres provinces sahariennes.
Les autorités marocaines accusent une nouvelle fois le bureau du porte-parole des Nations unies d’instrumentaliser une campagne contre le Maroc en fuitant une lettre à « certaines parties prenantes », vingt-quatre heures après son envoi. Le Maroc est très remonté contre Ban Ki-moon, accusé d’avoir utilisé le mot « occupation » en parlant du Sahara occidental lors d’une visite, début mars, dans un camp de réfugiés sahraouis en Algérie. Ban Ki-moon n’avait jusque-là jamais tenu de tels propos. Selon des juristes, il « n’est pas contraint à la neutralité » sur les dossiers dont l’ONU a la charge et plus largement sur les conflits en cours.

La Charte des Nations unies définit son SG comme une personnalité engagée, autorisée à « attirer l’attention du Conseil de sécurité sur toute affaire qui, à son avis pourrait mettre en danger le maintien de la paix et la sécurité internationales ». En effet, le SG dispose d’une marge d’action considérable dans sa mission. Présenté par l’ONU comme « porte-parole des peuples du monde, en particulier ceux qui sont pauvres et vulnérables », le SG doit, dans chacune de ses missions, se prévaloir de son indépendance, de son impartialité et de son intégrité. Durant sa visite dans la région, le SG de l’ONU a clairement indiqué que la Minurso était prête à organiser seule, un référendum ». L’an dernier, Ban Ki-moon épinglait notamment dans son rapport annuel de 2015, le Forum de Crans-Montana qui se tient chaque année à la mi-mars à Dakhla, alors que le statut définitif du Sahara occidental fait encore l’objet d’un « processus de négociation » sous l’égide des Nations unies.

La délégation marocaine quitte une réunion de l’UA

Le Maroc est devenu ces dernières années coutumier de la politique de la « chaise vide » lors des forums mondiaux ou de réunions de l’UA lorsqu’il se trouve en présence d’une délégation de la RASD. Ainsi jeudi dernier, à l’ouverture de la séance de la 9e réunion conjointe entre la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et le comité technique spécialisé de l’Union africaine sur les questions financières, le Maroc, qui a demandé la suspension de la séance juste après son ouverture, a fini par claquer la porte de la réunion qui se tenait au siège de l’UA à Addis-Abeba. Officiellement, le Maroc évoque des raisons protocolaires en indiquant n’avoir pas reçu à temps les documents à l’ordre du jour. Le délai de rigueur au sein de l’institution africaine exige que l’intégralité des documents à l’ordre du jour soit remise aux participants au moins 42 jours avant la date fixée de la réunion. Mais les raisons de la demande de suspension marocaine trouvent aussi leur explication dans la présence d’une délégation de la RASD.
La réunion s’est poursuivie quand même. L’Afrique du Sud, présidente de la réunion, a demandé que la rencontre se poursuive sans concession. L’Algérie, quant à elle, fait savoir que l’évocation de la non-application des règles par la Commission économique pour l’Afrique est un affront fait à l’Union africaine.

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