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Nationale

Le Maroc menacé par ses propres terroristes

Le Maroc menacé par ses propres terroristes

Une étude récente réalisée par un thinkthank américainsur les risques terroristes en Afrique du Nord ne va pas plaire au palais royal marocain.

Selon la revue US spécialisée en économie Global Risk Insight dans un compte-rendu sur les risques terroristes en Afrique du nord, les Marocains sont plus exposés aux menaces terroristes que les Algériens : « A la lumière des défaites subies par l’organisation islamique (Daech) en Irak et en Syrie, beaucoup de terroristes cherchent à retourner dans leur pays d’origine et, contrairement à ce qui s’est passé en Tunisie au Maroc et en Libye où de nombreux jeunes sont séduits par le combat en Syrie, les Algériens ont démontré qu’ils étaient peu sensibles à cette propagande », écrit le journal américain.L’analyse américaine avertit que la menace de Daech, aux multiples et complexes ramifications, sur le Maroc est plus que plausible.

Cette étude vient conforter la thèse del’institut de sondage américain Gallup qui réalise chaque année l’indice Law and Order, (loi et ordre) qui vient de classer l’Algérie comme l’un des dix pays les plus sécurisés au monde. allup a mené plus de 136.000 entretiens en 2016 dans 135 pays pour aboutir aux conclusions de son enquête. 

Le sondage s’est basé sur quatre questions pour évaluer notamment la confiance des personnes en les forces de police et le degré de sécurité de nuit assuré dans leurs cités et quartiers.

L’institut Gallup précise qu’il existe « des relations étroites entre les réponses des personnes interviewées et les mesures externes liées au développement économique et social du pays ».
L’Algérie a figuré à la septième place du classement 2017 des pays les plus sécurisés au monde, établi par cet institut de sondage américain.

Avec un score de 90 sur 100, l’Algérie se place ainsi dans le top dix des pays où les habitants se sentent en sécurité. En 2016, l’Algériea réussi sa sortie du cauchemar créé par l’activité terroriste sur son territoire.

C’est ce que révèle le rapport annuel élaboré par l’Institute for Economics and Peace (IEP) sur les tendances mondiales du terrorisme établies à partir de la base de données du terrorisme mondial du National Consortium for the Study of Terrorism and Responses to Terrorism (Start) ainsi que d’autres sources.

Certes, l’Algérie figure toujours dans la catégorie des pays qui subissent encore ce fléau, mais son rang (42e pays touché par le terrorisme sur 163) n’est pas dans la zone dangereuse.

Récemment encore, le coordinateur européen de la lutte contre le terrorisme, Gilles de Kerchove, a affirmé que l’Europe doit « fructifier » ses rapports avec l’Algérie. Gilles de Kerchove avait affirmé que l’UE doit fructifier ses rapports l’Algérie, pour « identifier tous les mécanismes » qu’il faudra instaurer pour juguler la radicalisation et le recrutement des jeunes dans son espace.

L’UE compte aussi bénéficier de l’apport des services de renseignements algériens et africains, d’autant que ces derniers activent, depuis le mois de mai dernier, dans le cadre du mécanisme de coopération de la police africaine (Afripol), dont le siège est basé à Alger.

Pourtant malgré ses succès et les témoignages vivants d’acteurs de la lutte le terrorisme, la France considéré toujours l’Algérie comme un pays à haut risque. Mardi dernie, la France a renouvelé, sa mise en garde à ses ressortissants quant au danger que présente leur déplacement en Algérie et ce malgré l’amélioration de la situation sécuritaire dans le pays.

Dans la mise à jour du bulletin conseil aux voyageurs, il estécrit « même si la situation sécuritaire s’est considérablement améliorée en Algérie depuis la fin de la décennie noire et si les grandes villes, et en particulier la capitale Alger, bénéficient d’un dispositif de sécurisation très développé, le pays reste exposé à la menace terroriste ».

Le Quai d’Orsay justifie cette mise en garde par « le risque terroriste régional lié en particulier à la zone sahélienne, limitrophe de l’Algérie, mais également à la situation sécuritaire qui prévaut en Libye (d’où provenaient les terroristes qui ont attaqué le site gazier d’In Amenas en janvier 2013) ainsi qu’à l’Ouest de la Tunisie, dans la région frontalière du mont Chaambi, où les forces de sécurité algériennes et tunisiennes poursuivent des opérations conjointes » et « la persistance d’un risque terroriste interne, pour l’essentiel localisé dans le quart Nord-Est du pays ».

La France a ainsi préconisé « la plus grande prudence continue d’être recommandée aux ressortissants français résidant en Algérie ou prévoyant d’y voyager ».

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