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Monde

Le Maroc déploie son arsenal militaire à El Guerguerat

Le Maroc déploie son arsenal militaire à El Guerguerat

Selon des informations rapportées par plusieurs médias marocains, le commandement des FAR aurait donné ses consignes pour déployer l’artillerie lourde dans la zone frontalière de Guerguerat, violant pour la énième fois les accords de cessez-le-feu signé en 1991.
Des brigades de la gendarmerie royale ont été dépêchées sur place et des hélicoptères de l’armée ont été mobilisés dans la zone. L’inspecteur général des Forces armées royales (FAR) et capitaine de la zone militaire du Sud a ordonné de lever au niveau maximal l’état de vigilance et d’alerte. Il a également mobilisé des centaines de soldats ainsi que des engins militaires à quelques mètres de la frontière mauritanienne.
Le journal Al Massae précise que les éléments de la gendarmerie se sont dirigés vers la région d’Assa Zag.
L’auteur de l’article relève également que les responsables marocains ont donné des consignes afin de déployer l’artillerie lourde dans la zone frontalière de Guerguerat. Cette information, vu sa gravité, n’a pas été démentie par les hautes autorités marocaines. Seuls quelques mètres séparent désormais l’armée marocaine des forces armées sahraouies aux environs de Guerguerat.
Que cherche que le Maroc et veut-il prouver en musclant sa frontière ? Un affrontement armé avec les unités militaires de la RASD stationnées en face ? Un embrasement de la région pour dissimuler les multiples contestations sociales et pacifiques des populations éloignées et enclavées plongées dans la misère la plus absolue, comme en témoignent les derniers événements d’El Hoceima et récemment encore, de Jerada ? Depuis le 22 décembre 2017, des rassemblements pacifiques ont mobilisé au quotidien des milliers de personnes qui dénoncent leurs conditions de vie. Aujourd’hui, le roi du Maroc Mohamed VI tente une énième diversion pour cacher les véritables raisons de ses échecs répétitifs sur le plan diplomatique comme en témoigne la récente gifle la part de l’avocat général de la CJUE, Wathelet, dans ses conclusions publiées mercredi dernier sur l’accord de pêche conclu entre l’UE et le Maroc, et qui a conclu « à son invalidité » en raison de son application au Sahara ccidental et à ses eaux territoriales.
L’armée marocaine se renforce
Selon des sources proches de l’Armée espagnole, citées par le quotidien marocain Akhbar Al Yaoum dans son édition du mardi 16 janvier, le ministère américain de la Défense a conclu avec l’entreprise Raythéon une transaction d’une valeur de 634 millions de dollars pour la fabrication de la commande N° 31 relative à des missiles sophistiqués air-air. Ce marché, précise le quotidien, concerne le Maroc et l’Espagne, ainsi que d’autres alliés arabes et des Etats-Unis d’Amérique. S’agissant de la valeur que devra verser l’Armée marocaine, les sources du quotidien révèlent que le ministère américain de la Défense s’acquittera du tiers environ de la valeur totale de la transaction. Le reste sera versé par le Maroc, l’Espagne et les autres alliés arabes du Maroc qui devraient bénéficier de ce marché d’armement. Ces missiles sophistiqués air-air, des pièces de rechange et des systèmes aérospatiaux seront livrés au Maroc au début du mois de janvier 2020, ajoute le quotidien. Sur un autre registre diplomatique, le Maroc tente d’infiltrer et de phagocyter le Conseil de la paix et de la sécurité de l’UA présidé par l’algérien Smail Chergui. Le Maroc n’a pas apprécié la dernière sortie du président de la commission africaine qui est allée à la rencontre du commissaire européen de l’UE sur la question du Sahara occidental et du représentant spécial de l’ONU, l’Allemand Horst Kohler. La mission du président du CPS de l’UA est de tenter d’intégrer la question sahraouie dans un agenda africain, ce qui a fortement agacé le palais royal.

Le ministre des AE marocain a également fait part à son homologue sud-africain de l’intention du royaume de se porter candidat pour intégrer le Conseil paix et sécurité (CPS) de l’Union africaine. Au mois de mars 2017, le CPS avait nommé l’ancien président mozambicain Joaquin Chissano Haut représentant de l’UA pour le Sahara, alors que le Maroc avait appelé l’organisation continentale à « soutenir le processus de résolution » du différend du Sahara mis en place par l’ONU.

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