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Le Maroc au cœur d’un grand scandale d’espionnage international

Le Maroc au cœur d’un grand scandale d’espionnage international

Les services de renseignement marocains sont impliqués dans un gros scandale de cyber-espionnage à l’échelle mondiale ciblant les données personnelles et les téléphones de plusieurs journalistes et patrons de médias et des chefs d’État, révèlent, ce lundi, plusieurs médias français avec le concours d’Amnesty International.

Le Maroc qui a mis sous surveillance des journalistes marocains et une trentaine de professionnels de médias étrangers en utilisant le logiciel israélien Pégasus, celui qui a servi à l’espionnage du téléphone du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassinée sur ordre du prince héritier Mohamed Ben Salmane, en Octobre
2018 à l’intérieur du consulat saoudien à Istanbul.

Les révélations sur l’utilisation du logiciel espion israélien baptisé Pegasus, que publient cette semaine Le Monde et seize rédactions coordonnées par l’organisation Forbidden Stories, avec l’appui technique d’Amnesty International, se basent sur une liste de plus de 50 000 numéros de téléphone, présélectionnés par certains clients de NSO Group pour une éventuelle mise sous surveillance.

Pegasus qui permet de prendre le contrôle d’un téléphone, donne accès à l’intégralité du contenu de l’appareil ainsi qu’à son microphone et sa caméra. Parmi les pays utilisateurs : le Maroc.

Les numéros de nombreux journalistes marocains ont été sélectionnés comme cibles potentielles par le logiciel en question. “Depuis la révélation par Amnesty International, en 2020, de l’infection du téléphone du journaliste marocain d’investigation Omar Radi par le logiciel espion Pegasus, les journalistes marocains indépendants se doutaient bien qu’ils pouvaient être ciblés, eux aussi, par le programme de surveillance commercialisé par l’entreprise israélienne NSO Group.

Une liste de 50 000 numéros de téléphone ciblés par Pegasus, un logiciel-espion développé par la société israélienne NSO Group.

En plus des journalistes marocains qui ont été la cible de ce logiciel-espion, comme Taoufik Bouachrine, directeur du journal Akhbar Al-Yaoum, pour avoir critiqué le pouvoir, une trentaine de journalistes et de patrons de médias français figurent sur la liste des cibles de Pegasus.

France-Info parle d’une sélection de numéros visés par les services marocains « qui ne concerne pas qu’un journaliste, mais bien 10 000 numéros, essentiellement marocains, algériens et français ».

Le fondateur de Mediapart, Edwy Plenel a été la cible du logiciel-espion après avoir publiquement critiqué la répression policière des manifestations dans le Rif au Maroc. La journaliste du même média, Lenaïg Bredoux, qui a travaillé sur le Maroc, a également été ciblée par Pegasus.

Au moins 180 journalistes ont été sélectionnés dans 20 pays comme cible par au moins 10 clients de la société de cybersurveillance NSO Group, a indiqué Forbidden Stories.

Le Maroc a normalisé ses relations diplomatiques avec Israël en décembre dernier, en échange de la reconnaissance par les États-Unis de sa souveraineté sur le Sahara occidental occupé.

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