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Nationale

Le marché de sous-traitance de la Sonatrach avoisine 23 milliards de dollars

Le marché de sous-traitance de la Sonatrach avoisine 23 milliards de dollars

De plus en plus attractif, le marché de la sous-traitance représenté par Sontrach se situe entre 15 et 23 milliards de dollars par an, contre 5 milliards auparavant, selon le directeur de la division engineering et construction à la Sonatrach, Abderahmane Belkacem.

S’exprimant hier sur les ondes de la chaîne 3 à l’émission « Invitant de la rédaction », ce responsable de la Sonatrach a réitéré l’appel, lancé dimanche dernier par le ministre de l’Energie, Youcef Yousfi, aux entreprises nationales dans lequel il les a invités à s’impliquer dans la production nationale pour minimiser le recours aux importations.

Tous les domaines sont ouverts aux entreprises nationales, a-t-il affirmé et a cité, à titre illustratif, le domaine de la sismique.

« Nous n’arrivons pas à faire face à l’effort requis pour la réalisation du plan dans ce domaine, alors que des possibilités de création d’équipes publiques et privées existent réellement », a-t-il affirmé.

M. Belkacem a évoqué d’autres possibilités ouvertes dans d’autres volets à l’instar de celui de la fourniture de bien et de matériel. Après avoir affiché sa volonté d’intégrer davantage les entreprises nationales, la Sonatrach met en place un dispositif de communication pour leur expliquer ses besoins dans les différents domaines.

La première rencontre dans ce sens, tenue dimanche dernier avec les représentants des entreprises nationales et privées, était l’occasion pour le ministre de l’Energie de leur faire passer un message aux nationaux dans lequel il leur a assurés qu’elles peuvent largement prendre part aux programmes de développements du secteur de l’énergie et qu’elles sont même prioritaires par rapport aux étrangers . « Il y a un potentiel d’investissement dans tous les domaines », avait-il lancé aux représentants des organisations patronales, présentes à cette rencontre.

Le ministre avait cité le potentiel d’investissement dans tous les domaines notamment dans la construction des appareils de forages « car il y a des milliers de puits à forer à travers le territoire national ». Cette ouverture aux nationaux est toutefois conditionnée. Elle ne devrait en aucun cas se faire au détriment de la qualité.

« Le champ est libre mais la qualité est une condition majeure pour nous », avait lancé M. Yousfi qui a tenu à expliquer que le groupe Sonatrach entend certes diminuer ses coûts et consommer « national » mais le groupe est « impitoyable » sur la qualité et les normes car il y va de la sécurité d’autrui. L’invité de la radio, M. Abderahmane Belkacem, a rappelé que d’autres réunions, qui se feraient par filière, auront lieu incessamment pour mieux expliquer et identifier les besoins du groupe Sonatrach.

« Nous allons organiser des rencontres ciblées branche par branche afin de mieux définir les besoins de chaque filière », a-t-il expliqué. Actuellement, le taux d’intégration des entreprises locales dans le secteur reste « trop faible », a indiqué ce même responsable. « Hormis le tube, les câbles, la vannerie, tout les reste est importé », a-t-il regretté en rejetant les accusations sur « l’exclusion de l’entreprise nationale ».

« L’entreprise Sonatrach a toujours été ouverte aux opérateurs publics et privés cependant la réponse du marché n’a toujours pas été à la hauteur de la demande », a-t-il riposté, en jugeant qu’il revient aux entreprises nationales de s’adapter. Il a expliqué dans ce sens que l’intégration voulue par son entreprise ne se fera pas au détriment de la sécurité et de la qualité. « C’est un secteur très sensible qui ne peut se permettre l’amateurisme en matière de fabrication et de service », a-t-il tranché. 

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