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Nationale

Le marché de l’emploi en quête de métiers manuels

Le marché de l’emploi en quête de métiers manuels

En dépit de la grande noblesse des métiers manuels, comme le souligne si souvent d’ailleurs le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, le marché de l’emploi, représenté majoritairement par le secteur du bâtiment, est toujours en quête de métiers manuels.

Les maçons, les coffreurs, les ferrailleurs et les manœuvres sont recherchés à la loupe. A Tizi Ouzou, comme certainement partout ailleurs en Algérie, on a plus de chance de recruter des spécialistes des sciences rares qu’un maçon.

Et pourtant, la politique des pouvoirs publics pour l’encouragement et le développement des métiers manuels, du bâtiment notamment, est considérée, tant les avantages qu’elle offre sont précieux, comme l’une des meilleurs du monde, voire la meilleure.

En effet, les jeunes qui suivent des formations de métiers manuels dans les centres de formation professionnelle sont gratifiés d’une prime de 3 000 DA mensuellement, et ce pendant six mois, alors que dans bien des pays, pourtant avancés, c’est le stagiaire qui doit payer sa formation. Cette prime de 3 000 DA concerne également les domaines de l’agriculture, de l’hôtellerie et du tourisme notamment.

A l’occasion de ce rendez-vous, les organisateurs ont présenté une palette considérable de mécanismes destinés aux jeunes désireux de créer leurs propres entreprises afin qu’ils puissent devenir des opérateurs économiques et participer, de ce fait, au développement économique et social du pays.

Amar Louni, chargé de communication de l’ANEM à ce Salon, a indiqué au Jeune Indépendant que, dans le cadre de l’activité classique, au premier trimestre de l’année en cours, l’ANEM a reçu 16 279 demandes d’emploi, 5 095 offres d’emploi et a procédé au placement de 3 974 travailleurs.

L’année précédente (2015), à la même période, les demandes d’emploi étaient au nombre de 15 436, les offres d’emploi de 4 083 et les placements de travailleurs de 3 120. Ces données révèlent qu’il y a cette année une évolution de 5,46% en demandes d’emploi, de 24,79% en offres d’emploi et de 27,37% en placements.

Concernant l’activité entrant dans le cadre du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP), les demandes d’emploi enregistrées par l’ANEM au premier trimestre de l’année en cours sont de 7 414 contre 5 124 pour la même période de l’année 2015, soit une évolution de 44,69%.

L’offre d’emploi a, pour sa part, enregistré 1 863 pour le premier trimestre 2016 contre 2 282 durant la même période de 2015, soit une diminution de 18,36% en termes de pourcentage. S’agissant des placements dans le cadre du DAIP, les chiffres sont comme suit : 1 122 pour le premier trimestre 2016 et 1 685 pour la même période de 2015.

Dans le cadre de la formule « Contrat de travail aidé (CTA) », les placements sont de 595 pour le premier trimestre 2016 et de 627 pour celui de 2015. En termes de pourcentage, on note une diminution de 33,41% pour le DAIP et 5,10% pour le CTA.

Amar Louni a indiqué également qu’il existe de solides liens entre l’ANEM, son employeur et l’université Mouloud-Mammeri quant à l’orientation des jeunes universitaires fraîchement diplômés en matière de travail à trouver ou de créneaux d’investissement en rapport avec leurs connaissances.

Notre interlocuteur indique enfin que, dans le cadre du programme de l’UNITAR inscrit dans le Fonds des Nations unies, l’ANEM s’implique dans la formule et la stratégie entrepreneuriales.

Ce programme intitulé IBTIKAR est destiné aux jeunes désireux de s’investir dans la recherche et l’investissement dans les domaines relevant des énergies renouvelables, de l’agriculture et de l’industrie.

Notons enfin qu’à l’issue d’un entretien avec Mohamed Lamouri, Nafaâ Hadj-Mohand et Hakim Ould-Ali, respectivement directeurs de l’ANSEJ, de l’emploi et de la CNAC, nous avons appris qu’un jeune promoteur désireux de jouir des formules CNAC ou ANSEJ devait attendre 6 mois ou plus pour voir son dossier accepté ou rejeté. Nos interlocuteurs ont déclaré que l’étude du dossier du demandeur ne dépasse guère 4 à 5 mois.

MM. Lamouri et Ould-Ali ont rappelé que les banques accordent les crédits aux demandeurs concernés une fois que la commission de l’ANSEJ ou de la CNAC a donné un avis favorable ou a tout simplement avalisé le dossier.

Par ailleurs, nos interlocuteurs ont affirmé que la commission de la CNAC ou de l’ANSEJ se penchait sur l’étude du dossier dans les 18 jours après sa réception. Mohamed Lamouri a enfin indiqué que le savoir-faire du jeune promoteur algérien commence à s’exporter.

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