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Nationale

Le lobby malfaisant de la presse ne se cache plus

Le lobby malfaisant de la presse ne se cache plus

Une trentaine de députés issus du groupe parlementaire dénommé l’Alliance de l’Algérie Verte (Ennahda, MSP et El-Islah) et d’autres partis ont signé une motion pour la constitution d’une commission d’enquête sur la distribution de la publicité publique.

Selon le rapporteur de cette motion, Nacer Hamdadouche, la distribution de cette publicité « ne prend pas en compte les normes commerciales reconnues mondialement, mettant ainsi d’importantes sommes d’argent à l’abri du contrôle ».

Ces parlementaires estiment que le dossier de la publicité publique « pourrait servir de carte entre les mains des ONG pour exercer des pressions sur l’Algérie ».

La publicité émanant des administrations, entreprises et autres organismes publics est gérée par l’Agence nationale de l’édition et de la publicité (ANEP), dont les bénéficiaires sont des titres publics et privés. Mais derrière cette demande, légitime par ailleurs, ces députés auraient, pour gagner l’estime des citoyens, exigé en même temps des commissions d’enquête sur les nombreuses affaires de malversations, de détournements de fonds publics, ou les grandes affaires de corruption qui ont éclaté ces cinq dernières années, se cache une opération de manipulation, dont les auteurs sont faciles à deviner ou à dénicher.

Il s’agit de patrons de presse qui veulent aujourd’hui régenter la manne publicitaire après avoir bénéficié de larges subsides de l’Etat au début de l’aventure intellectuelle. A titre d’exemple, un journal a censuré un article réalisé sur la base de documents officiels d’un de ses journalistes pour avoir incriminé un ministre qui était derrière le « cadeau » de la double page de Renault, le jour de l’inauguration de l’usine du même nom.

Mais ces députés auraient été conséquents avec eux-mêmes s’ils avaient interpellé le ministre de la Communication lors de son dernier passage à l’Assemblée nationale. Ils auraient ainsi soulevé le fait qu’il réponde à un député par écrit et non à travers une intervention publique. Pourtant, ces valeureux députés se sont tus, comme d’habitude….

Muets comme des carpes

Le ministre a précisé que sa réponse a été remise par écrit au député du fait que ce dernier avait transmis sa question par écrit, bien qu’elle ait initialement été programmée en mode oral. Seuls les députés du FFS ont reproché au ministre de vouloir, par ce procédé, éviter de répondre publiquement à une question relevant d’un secteur sensible. Le reste est resté silencieux y compris ces nouveaux chevaliers de la justice. Demander aujourd’hui une commission d’enquête, alors qu’ils avaient les moyens de le faire lors de la présentation du budget annuel, c’est qu’il y a anguille sous roche et que cette demande n’est pas aussi innocente qu’on veut le faire croire.

Des lobbys connus ou qui prennent le soin de bien se cacher sont derrière cette requête. Ceux-là sont identifiés. Ce groupe de députés connu pour son oppositionnisme à outrance joue à merveille sa partition.

Au lendemain de sa nomination début mai, le ministre a indiqué que la répartition de la publicité « prendra en compte » la capacité de tirage des journaux, leur rayonnement et leur impact.
Il a dénoncé le fait que certaines publications bénéficient d’une manne publicitaire dont la destination n’est pas connue, allusion faite aux patrons de certains journaux qui n’hésitent pas à sous-payer leurs journalistes et à jouir seuls du magot.

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