-- -- -- / -- -- --
Nationale

LE LEADER DE L’ISTIQLAL HAMID CHABAT DÉRAPE À NOUVEAU

LE LEADER DE L’ISTIQLAL HAMID CHABAT DÉRAPE À NOUVEAU

L’année 2015 aura été incontestablement une année noire pour la diplomatie marocaine qui a subi revers après revers, sur le double plan régional et international.

Pour masquer ses défaites diplomatiques à répétition, le Palais royal tente d’allumer des contrefeux pour cacher ses revers dans le dossier du Sahara occidental.

Si ce n’est pas l’agence TAP, c’est le labrador du Palais royal qui est actionné pour dire du mal de l’Algérie et de ses dirigeants. En l’occurrence, il s’agit cette fois de, Hamid Chabat, SG du parti l’Istiqlal, qui dérape en s’attaquant à l’Algérie, au président Bouteflika et en accusant dans la foulée la presse algérienne de s’acharner sur son pays.

Hier, il a qualifié rien moins le régime algérien de « colonialiste » : « Ce pays est colonialiste, dans la mesure où il occupe Tindouf, Hassi-Messaoud et Béchar ainsi que d’autres provinces qui sont, à l’origine, marocaines » dit-il. Chabat en remet une couche en indiquant que « l’Algérie était considérée par le gouvernement français comme étant la deuxième France ». 

Pour lui, cette position du parti de l’Istiqlal concernant ces provinces « est la même que celle concernant Sebta et Mellilia qui sont sous l’occupation espagnole ». Et d’ajouter que les médias algériens « doivent cesser de s’attaquer au Maroc dans la mesure où l’Algérie vit actuellement sans président et sous le joug de l’armée ». 

Auparavant, l’Istiqlal avait demandé au gouvernement marocain de saisir la 4ème commission de l’ONU, chargée de la décolonisation des territoires occupés : « l’Etat marocain doit porter l’affaire de ses territoires du Sahara oriental (Tindouf), spoliés par l’Algérie » a-t-il soutenu.

Si le Danemark et la Grande-Bretagne s’opposent à la reconduction de l’accord de pêche Maroc-Europe, la Hollande, refuse, elle, de recevoir les produits agricoles en provenance du Sahara occidental.

Le parlement suédois a reconnu dès décembre 2012 la République sahraouie. Et la Norvège, qui n’est pas membre de l’UE, apporte d’ores et déjà un grand soutien politique et financier au Front Polisario. 

La Hollande veut aussi convaincre l’Union européenne de « distinguer les produits » en provenance du Sahara occidental du reste des produits marocains, considérant que les premiers relèvent d’une zone sous conflit de souveraineté. Tous ces pays adoptent donc une politique de plus en plus hostile aux intérêts du Maroc au niveau de l’UE, pour préserver ceux du Sahara occidental.

Que ce soit, d’ailleurs au Parlement européen ou par le biais de leurs représentants dans les instances de la Commission européenne, ils ne manquent pas de fustiger le Maroc à propos de son irrespect des droits de l’homme dans le territoire convoité.

Enfin le rapport annuel 2014 de l’U.E. du parlement sur les droits de l’homme demande expressément « que soient respectés les droits fondamentaux du peuple du Sahara occidental, et notamment leur liberté d’association, leur liberté d’expression et leur droit de réunion ; réclame la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis ; demande qu’un accès aux territoires du Sahara occidental soit accordé aux parlementaires, aux observateurs indépendants, aux ONG et à la presse ; prie instamment les Nations unies de doter la MINURSO d’un mandat en matière de droits de l’homme, à l’instar de toutes les autres missions onusiennes de maintien de la paix de par le monde, soutient un règlement équitable et durable du conflit au Sahara occidental sur la base du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, conformément aux résolutions des Nations unies en la matière ».

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email