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Nationale

Le lait en état de guerre

Le lait en état de guerre

La pénurie du lait en sachets est devenue désormais une litanie. Un phonème qui contrarie le citoyen aux faibles revenus mais qui ne semble pas inquiéter les producteurs du lait en boite, assurés de la disponibilité de leurs produits inaccessibles pour tous. Cette pénurie serait due aux à la spéculation.
Ainsi, le ministre du Commerce, Kamel Rezig, a décidé de déclarer la guerre aux commerçants spéculateurs qui vendent le lait en sachet plus cher que son prix, fixé à 25 DA par l’Etat. Il menace d’agir avec une main de fer à la fin de l’ultimatum d’une semaine qui leur est accordé pour respecter les prix.
Le ministre s’est engagé donc à résoudre la problématique de la spéculation sur le prix du lait en sachet dans un délai qui ne dépassera pas une semaine. S’exprimant hier lors d’une réunion qui l’a regroupé avec des cadres du secteur, Rezig a tenu à rassurer les citoyens sur la disponibilité, dès la semaine prochaine, du lait en sachet dans tous les commerces. Il a ordonné la fermeture immédiate et à partir d’aujourd’hui, de toute laiterie obligeant les commerçants à acheter du lait de vache, ou autre produit, à part le lait conventionné. Il a également chargé ses services d’empêcher les distributeurs de transporter tout produit autre que le lait subventionné. Les contrevenants feront l’objet de saisie, a-t-il averti.
Dans le même contexte, Rezig a accordé un délai d’une semaine aux directions de son ministère pour collecter les statistiques relatives au lait, estimant qu’il est inadmissible que les ministères du Commerce et de l’Agriculture ne disposent pas d’informations sur la destination du lait. Il a souligné d’autre part que chacun sera tenu responsable de chaque gramme de lait en poudre. Des instructions ont été données à tous les directeurs du commerce des wilayas en vue d’appliquer les sanctions à l’encontre des contrevenants. Rezig insiste sur l’application du prix du lait en poudre avec la rigueur qu’impose la loi de la République, et précise encore que tous les commerçants récidivistes passeront devant la justice pour répondre de ces actes de spéculation.
Il faut souligner que le ministère du Commerce a commencé, dans une première étape, par un travail de sensibilisation de certains commerçants qui procèdent délibérément à l’augmentation du prix du sachet de lait, dont le prix est soutenu par l’État.
Le ministre a lancé la semaine passée, à travers son site électronique, un appel à tous les citoyens pour « dénoncer tout commerçant vendant le lait en sachet à un prix supérieur à 25 DA », signalant, en outre, l’intensification des patrouilles de contrôle aux premières heures de la matinée en vue de constater de visu les « dépassements de certains commerçants », considérés par le ministre comme « victimes de certains distributeurs ».
Le ministre a, par ailleurs, affiché la volonté de ses services de se pencher sur d’autres produits après avoir mis fin à la crise du lait. Il s’agit, en premier lieu, de lutter contre les spéculateurs dans les prix de la semoule et de la farine. Il veillera également à ce que tous les produits subventionnés soient vendus au prix fixé par l’État.
Selon Rezig, le ministère du Commerce établira une base de données électronique pour surveiller le marché et lutter contre la spéculation en suivant les prix de gros et de détail.
 

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