-- -- -- / -- -- --
Nationale

Le jardin baptisé au nom du martyr M’barek Aït-Menguelet

Le jardin baptisé au nom du martyr M’barek Aït-Menguelet

L’immense et splendide jardin situé au niveau de l’ex-gare routière de Tizi-Ouzou, inauguré au ramadan dernier par Abdelkader Bouaghzi, porte désormais le nom de l’une des figures emblématiques du mouvement national et de la guerre d’indépendance : M’barek Aït-Menguellet.

La cérémonie baptismale a eu lieu vendredi dernier, en présence des autorités locales et d’une foule nombreuse, et du fils du martyr de la Révolution, en l’occurrence Ouhab Aït-Menguellet, et qui est le premier magistrat de la commune de Tizi-Ouzou.

Le nom de ce héros a été durant longtemps occulté par les pouvoirs publics comme tant d’autres grands héros d’ailleurs, à l’instar d’Ali Laïmèche, Amar Ould-Hamouda etc.

M’barek Aït-Menguellet est né le 1er janvier 1922 au village d’Igul-Bouamas, commune d’Iboudrarène, daïra d’Ath-Yenni. Il rejoignit en 1935 l’école primaire supérieure (EPS) de Tizi-Ouzou.

Il y suivra des cours jusqu’en 1937, année où il sera exclu pour avoir initié une grève avec son condisciple, Ahmed Zemerli, ex-préfet de Tizi-Ouzou. Au cours de l’année 1940 alors que la guerre faisait rage en Europe, M’barek, 18 ans, rejoindra son paternel, Meziane, à Tiaret pour le seconder dans les travaux de la ferme familiale. Très vite, le jeune homme se rendit compte qu’il n’était pas fait pour le travail de la terre mais plutôt pour le combat politique.

L’oppression dont était victime son peuple de la part du colonialisme français ne le laissa pas indifférent. C’est pourquoi, il s’engagea de toute son âme dans le Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD). Et vite son tempérament combattant le conduisit directement vers l’Organisation Secrète (OS). On est alors en I946, soit un an seulement après les massacres du 8 mai I945.

L’espace géographique où activa M’barek Aït-Menguellet n’était autre sa Kabylie natale, plus exactement au niveau du secteur d’Iboudrarène jusqu’à Mayo. Son ardeur au travail et son honnêteté furent remarqués par sa hiérarchie laquelle le propulsa dès lors à partir de 1947 au rang de secrétaire du centre municipal d’Ighil-Boumas.

Il y exerça ses compétences jusqu’en 1952. Cependant, le jeune homme engagé considéra comme « indissociable » la reconnaissance de l’identité amazighe de l’indépendance de l’Algérie. Sa vision et sa conviction de l’identité de l’Afrique du Nord, associées à sa rhétorique légendaire, lui fit faire adhérer beaucoup de militants à la cause amazighe.

Au déclenchement de la guerre d’indépendance, M’barek Aït-Menguellet et beaucoup d’autres de ses camarades prirent les armes contre la France. Au cours de ce funeste jour du 26 mars 1956, M’barek Aït menguellet fut assassiné avec ses deux compagnons d’armes, Amar Ould-Hamouda et le Dr Mohand-Saïd Salah.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email