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Nationale

Le hirak soutient la cause palestinienne

Le hirak soutient la cause palestinienne

Le mouvement de contestation citoyenne entame le compte à rebours pour célébrer son 1er anniversaire le 22 févier 2020, avec un regain de mobilisation remarquable. Alger a vu ce vendredi dans l’après-midi une forte affluence des manifestants, faisant de ce 50e vendredi et le dernier du mois de janvier, non seulement une journée de revendication du départ du système, mais aussi et surtout l’occasion d’un élan de solidarité inédit avec le peuple palestinien qui rejette « le plan de paix » conçu et proposé par le président américain, Donald Trump, de connivence avec l’occupation israélienne comme solution au conflit en Palestine. 
Entre pancartes brandies et slogans clamés, les marcheurs se sont évertués à dénoncer ce qui se passe en terre palestinienne avec la complicité de la communauté internationale. « asma3 ya Macron asma3 ya Poutine, n’harerou el-djazayer wan zidou Falastine » (écoutez Macron écoutez Poutine, nous allons libérer l’Algérie et nous passerons à la Palestine), « Falastine chouhada » entonnait la foule grandissante qui venait de Belcourt en passant par la place du 1e-Mai vers la Grande Poste.
« Le hirak soutient la cause palestinienne et dénonce la normalisation des dirigeants arabes avec Israël », (Trump tu te trompes, la Palestine libre », « la lisafkat elkarne » (non au Deal du siècle), lit-on sur les enseignes arborées par les manifestants.
Outre ce sujet phare de la scène internationale, les manifestants ont réitéré leurs revendications concernant le départ du régime et rejettent le processus de dialogue engagé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avec une noria de personnalités nationales.
Une position réaffirmée surtout à travers les fameux chants ; « wankamlou fiha ghir b’silmya… », « makane lahiwar makane la hadra… », « koulna el3issaba trouh, koulna el3issaba trouh ya h’naya ya n’touma ». 
Ainsi la 50e marche a été une fusion entre le soutien porté aux frères palestiniens et le maintien du cap sur les mêmes revendications du hirak.
Malgré le dispositif sécuritaire intensifié sur toutes les artères d’Alger-Centre réduisant l’espace de circulation, les marcheurs continuaient à affluer de partout vers la Grande Poste.
Vers 15h45, le Hirak a atteint son pic et la Grande Poste était noire de monde après l’arrivée des trois principaux cortèges. La déferlante clamait à répétition « e-châab yourid el-istikalal » ( le peuple demande l’indépendance !).
Par ailleurs, quelques journalistes ont observé, dans le sillage de la manif hebdomadaire, une marche « des journalistes algériens unis » à la rue Didouche-Mourad en guise de solidarité avec leurs confrères incarcérés et ont réclamé leur remise en liberté.
Il s’agit de la même revendication des hirakistes en faveur de tous les détenus d’opinion et de leurs parents qui se sont rassemblés en carré devant la faculté centrale.
Ce étant, à quelques semaines du premier anniversaire de la révolution du 22 février 2019, le lirak n’est pas prêt à lâcher prise. 

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