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Op-Ed

Le HCE droit devant

Les premiers « tours » qui auraient aiguillé, commandité, suggéré, insinué ou poussé à la spectaculaire « mutinerie » viennent de tomber.

Deux noms, rendus publics, endosseraient la responsabilité d’avoir trop lâché la der ou, au contraire, d’en avoir trop serré sur un corps déjà sous-multiples contraintes professionnelles.
Pour le reste, personne ne connaîtra les redoutables « sponsors » politiques qui ont osé la roulette russe sur les trompes de la capitale et devant la première institution du pays, la première des symboliques dans cette affaire. La Présidence, pour rappel, n’a entendu sonner à ses portes que dans de rares fois avec cette ampleur.

La plus spectaculaire est la désobéissance civile ordonnée par le parti dissous au nom de la grève « sainte » générale. Bizarre que des personnalités qui ont vécu cet épisode tragique de l’histoire de l’Algérie soient toujours des acteurs sur la scène politique. Les vieux dinosaures qui insistent à arracher une part du festin pour mourir tranquilles, alors qu’il n’y a rien à arracher. Voilà Hamrouche ! Il en est un par exemple. Hamrouche a démissionné en 1992, abandonnant la gestion de la crise, dont il était responsable, à l’ANP. A l’époque, si Mouloud n’en voulait pas des militaires.

Mais aujourd’hui, c’est le premier qui les réclame en moyenne, parce que ça lui arrive souvent, à Si Mouloud, de renier ses positions. Bizarre. Belkhadem en est le deuxième homme présent. A cette époque, il faisait le juge réconciliateur entre l’Etat et le printemps algérien mené par les extrémistes islamistes. Belkhadem a toujours eu ses entrées avec les enturbannés. Les deux hommes sont dans l’opposition du pouvoir avec un background et un coefficient de nuisance terribles. Dans cette affaire de la police qui ose, trop de ressemblance dans la pièce jouée.

La différence, la seule, est aujourd’hui la menace d’une police nationale, un corps constitué qui aura à dos un autre corps : l’armée. Voilà où se situe la gravité de la situation.
Mais vu que les interrogations ne sont souhaitables que dans le champ de la spéculation, des mille et des cents de réponses y référant seront bientôt disponibles dans les rues d’Alger. Le pote d’un tel ou de tel autre dira que, dans les hammams et les cafètes des stades, on dira autre chose, l’autre jurera que et les autres que…

Enfin ! L’essentiel est que deux cadres de la Sûreté nationale sont mis hors d’état de commander ou de « commanditer ». Il fallait bien répondre à la panique du citoyen lambda qui, à la vue de la police, paniquera à tribord. Il fallait rassurer, enquêter, à bâbord, comme promis par le Premier ministre, même s’il faut estomper un p’tit chouiya les résultats des investigations « spéciales ». Ah la police ! Enquêteurs objet de l’enquête qui a failli faire chavirer le « Potemkine », sujet d’une compétition malsaine au sujet de la commanderie de la République. Voilà la Garde républicaine ! Et dans pas longtemps, l’Etat d’urgence pour répondre à tous les conflits, et dans pas longtemps, si vous voulez toujours appliquer l’article n°…, enfin l’article relatif à la vacance du machin qui…, enfin si vous le voulez réellement, droit devant le HCE version 2014. Ou 2015. On parie ?

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