Le hawzi de Farid Khodja illumine la Villa Dar Abdelatif – Le Jeune Indépendant
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Culture

Le hawzi de Farid Khodja illumine la Villa Dar Abdelatif

Le hawzi de  Farid Khodja illumine la Villa Dar Abdelatif

Le jeudi à Alger, le ténor de la chanson andalouse, Farid Khodja, a offert un récital hawzi et aroubi, sauve ainsi l’authenticité du patrimoine musical algérien. Dans l’intime cour de la Villa Dar Abdelatif, devant un public restreint en raison de l’espace limité, l’artiste a créé une ambiance conviviale lors de cette escapade musicale d’environ 80 minutes, empreinte d’onirisme et de fantaisie.

Invité par le peintre-plasticien et professeur Denis Martinez dans le cadre de l’installation intitulé « Actes de vie », qui retrace son parcours artistique singulier, Farid Khodja a présenté une vingtaine de pièces dans les modes Mezmoum et Sika.

Il a débuté avec un istikhbar dans le mode « Raml El Maya », suivi de « Tchambar Araq ». Le ténor a ensuite interprété avec sa voix puissante et étoffée des pièces telles que « Ad’khalt ler’Riadh med’houch », « Djabaka l’gheïthou », « Farakouni ya tara houm yardjiâoun », « Men aând’ha h’rouf b’hak », « Altaf ya malki ab’âabdek », « Reghbou tadj el m’lah fiya » et « Ya rouhi wa ya rayhani ».

Accompagné de sept musiciens professionnels, dont Sid Ahmed Debonno au piano, Réda Tabti au violon, Mohamed Belkhodja à l’Oud, Chemseddine Miri au banjo, Rabah Azzoug au ney, Rachid Ait Idir au Tar et Sofiane El Hadj à la derbouka, Farid Khodja a su captiver le public avec sa prestation.

En s’éloignant de la forme dogmatique habituelle du récital andalou, Farid Khodja a souhaité rappeler la grandeur et la noblesse de ce genre de musique, mettant en valeur tout son talent qui lui vaut sa réputation dans le monde de cette musique savante, ouverte à tous les autres styles musicaux.

Ainsi, lors de la deuxième partie de son remarquable récital, l’artiste a enchaîné avec la célèbre Symphonie n°2 du grand compositeur russe Dmitri Chostakovitch, sur la pièce « Harramtou bik nouâassi ».

Le ténor n’a pas hésité non plus à interpréter un couplet de « Chahlet laâyani » en espagnol, entonnant les paroles « Siempre quédé quendento ». Il a également repris en musique dans les cadences irrégulières du genre andalou des chansons telles que « I Will Survive » de la chanteuse américaine Gloria Gaynor et « Bella Ciao », un chant patriotique italien écrit en 1944 par Vasco Scansani.

Le récital s’est poursuivi dans une atmosphère joyeuse avec des pièces telles que « Wa melli bi djismi », « Harq ed’dana mouhdjati », « Netwahach el habayeb », « En’Ness rom tahmouni » et « Selli houmoumek ». Il s’est conclu en apothéose avec « Blida ya blida », un hommage à sa ville natale, repris en chœur par l’assistance.

À travers la richesse des textes séculaires de poètes érudits, mis en musique avec de belles mélodies andalouses aux variations modales et rythmiques empreintes d’authenticité, Farid Khodja a conquis le public qui l’a longuement applaudi, savourant chaque instant de ce récital avec délectation.

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