Le Haut Conseil scientifique de la diaspora entame sa mission : Le plan d’action fin prêt
Annoncé par le président de la République en juin dernier, le Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger entame déjà sa mission avec la présentation d’un plan d’action par le physicien Noureddine Melikechi, qui occupe le poste de vice-coordinateur dudit Conseil. C’est ce qui ressort d’un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui met en avant une rencontre entre le ministre Kamel Baddari et le physicien algérien.
Le Haut Conseil de la diaspora installée à l’étranger est un organe consultatif créé sur décision du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Une démarche qui a été qualifiée d’historique à même de rassembler les compétences algériennes et de les mettre en contact avec les établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, au service du développement national. Sa création a été approuvée par le Conseil des ministres le 21 juin.
La rencontre tenue entre le ministre Baddari et le Pr Melikechi, mardi dernier, a porté sur les « moyens de renforcer et de localiser le transfert de technologie dans les domaines stratégiques du pays » et « de profiter des expériences et expertises modernes pour soutenir l’innovation et développer les compétences nationales », est-il précisé dans le communiqué du ministère.
Le Pr Melikechi, en sa qualité de vice-coordinateur du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, a abordé, lors de la rencontre, « le démarrage des travaux du Conseil conformément aux missions qui lui sont confiées », a ajouté la même source.
La réunion a été également l’occasion de présenter un plan d’action pour créer une mobilité académique des professeurs et des étudiants entre les écoles du Pôle scientifique et technologique Chahid Abdelhafid-Ihaddaden de Sidi Abdellah (Alger) et l’université UMass, aux Etats-Unis. Il s’agit également de mettre en œuvre une mobilité académique entre l’Algérie et les Etats-Unis.
Pour concrétiser les projets de coopération académique, des scientifiques et chercheurs algériens se sont déjà rencontrés en juin lors d’une réunion consultative au cours de laquelle ils ont mis l’accent sur le rôle du Haut conseil scientifique de la diaspora. Ils ont, dans ce sens, mis en avant « l’importance de fédérer les efforts des chercheurs algériens à l’étranger et de coordonner leurs actions au service des universités, des laboratoires et des entreprises nationales », avant de préciser que « le transfert de technologie doit bénéficier d’un environnement scientifique favorable ».
A cette occasion, le président de la République a exprimé « la fierté de la nation algérienne envers ses compétences, où qu’elles se trouvent dans le monde », s’engageant à leur ouvrir largement les portes de la liberté pour contribuer, aux côtés de leurs homologues à l’intérieur du pays, au développement de l’Algérie et à son accession au rang des pays avancés.