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Nationale

Le groupe entend satisfaire le marché interne et garantir la sécurité énergétique de l’UE

Le groupe entend satisfaire le marché interne et garantir la sécurité énergétique de l’UE

La revue Oil & Gas Business a évoqué dans son dernier numéro le programme de la compagnie nationale des hydrocarbures (Sonatrach) pour le quinquennat 2014-2019, dont la priorité est celle de garantir la sécurité énergétique du pays à long terme.

La revue rappelle les projets d’investissement de 90 milliards de dollars sur 5 ans, maintenus par le gouvernement malgré la forte chute des prix du pétrole. Le programme en question est axé principalement sur le développement des gisements du pétrole et du gaz, le renforcement des capacités de transport des hydrocarbures, de l’activité pétrochimique et du raffinage, a-t-on rappelé.

La revue précise, par ailleurs, l’engagement de Sonatrach à renforcer ses capacités d’exportation du gaz naturel afin de conforter la sécurité d’approvisionnement de ses clients.

Le groupe consacre 7,5 milliards de dollars à l’extension de ses capacités de transport par canalisation, dont près de 5 milliards concernent les projets de gazoduc. La revue a évoqué la position de l’Algérie, en tant que fournisseur historique de l’Union européenne en gaz et pétrole, ainsi que son rôle dans la sécurité énergétique des pays de la région.

Elle a cité notamment le projet du gazoduc Galsi, qui doit relier l’Algérie et l’Italie via la Sardaigne. Il s’agira donc du second gazoduc Algérie-Italie. « Le premier, qui passe par la Tunisie, est déjà fonctionnel depuis une trentaine d’années », a-t-on rappelé. Il a été également évoqué le projet du gazoduc TSGP, qui doit relier le Nigeria à l’Europe en passant par l’Algérie.

« Toujours en attente, le gazoduc TSGP devrait être mené par Sonatrach et la NNPC, une entreprise du Nigeria », a-t-on souligné. Dans l’un de ces articles, la revue a analysé les raisons de la chute des exportations algériennes en gaz naturel vers le Vieux Continent. Parmi celles-ci, elle a cité la crise économique 2008-2009, laquelle a fait diminuer la demande sur le marché mondial.

L’auteur de l’article cite d’autres facteurs, dont l’arrivée du Qatar sur le marché algérien en tant que concurrent, gênant les ventes du gaz algérien, mais aussi le boom du gaz de schiste aux Etats-Unis et la baisse du prix du charbon, qui ont facilité l’importation de ce dernier produit en Europe, lequel concurrence le gaz naturel.

L’auteur du même article rappelle que l’Europe se tourne de plus en plus vers l’Algérie depuis la crise de l’Ukraine et vu le risque induit en matière d’approvisionnement en gaz naturel à partir de la Russie via l’Ukraine.

La revue a par ailleurs consacré un entretien au vice-président de l’Association algérienne de l’industrie et du gaz, Abdelmadjid Attar, sur le gaz de schiste, un sujet qui fait polémique en Algérie.
Ce dernier a affirmé qu’il s’agit là d’une technologie et d’une logistique que l’Algérie doit maîtriser, par prévention, car, selon lui, dans 20 ans, il est probable que l’Algérie ne puisse plus produire autant de gaz conventionnel qu’elle le fait aujourd’hui. 

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