-- -- -- / -- -- --
Nationale

Le groupe des «19 -3» insiste pour voir le président Bouteflika «en chair et en os»

Le groupe des  «19 -3» insiste pour voir le président Bouteflika «en chair et en os»

Le groupe « 19-3 » tient plus que jamais à obtenir une audience du président Bouteflika malgré « les pressions » exercées sur les signataires et leurs « proches » et Mme Zohra Drif Bitat, membre notable, veut alerter Bouteflika sur la présence de soldats français sur le sol algérien. 

Déterminé plus que jamais, le groupe des « 19 -3 » ne compte pas lâcher prise tant qu’il n’aura pas rencontré le président de la République, « en chair et en os » pour s’assurer qu’il est bel et bien au courant des décisions prises en son nom. « Nous connaissons son état de santé. Nous voulons simplement le voir.

Nous n’attendons même pas qu’il nous parle. Nous voulons juste qu’il nous écoute et qu’il nous réponde même par un hochement de tête ou un signe des yeux pour nous dire s’il est au courant de tout ce qui se passe autour de lui », a déclaré Abdelkader Guerroudj, l’un des signataires, lors d’un conférence de presse au siège du Parti des travailleurs.

« Nous voulons voir le Président, Abdelaziz Bouteflika, en chair et en os et personne d’autre », a renchéri la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, en tenant à souligner qu’elle ne parle pas en tant que porte-parole de son parti, mais en tant qu’ex- candidate à la présidentielle. 

Zohra Drif, la personnalité phare du groupe de par son passé glorieux durant la guerre de libération, tient surtout à alerter le président de la République sur la présence des soldats français sur le sol algérien, comme cela a été mentionné par le Journal officiel français. L’ex-sénatrice a tenu à préciser que le groupe des « 19 -3 », qui s’attendait à des pressions, est motivé par son patriotisme et rien d’autre.

« C’est une décision dont nous mesurions la gravité dès le départ. Nous savions qu’il y aurait une lecture volontairement faussée du but que nous recherchons », a-t-elle déclaré en poursuivant qu’elle a le sentiment que le serment pour lequel 1,5 millions d’Algériens sont morts est en train d’être abandonné au fur et à mesure sur le plan économique et même politique. 

« Sinon comment expliquer le décret publié dans le Journal officiel français sur la préséance de soldats français sur notre terre », a-elle argué, en ajoutant que « les chouhada tels Ben Mhidi et Hassiba Ben Bouali, doivent se retourner dans leur tombe » en sachant que les soldats du pays colonisateur, chassés au prix du sang par la révolution depuis 1962, soient déployés de nouveau sur le territoire national.

« Je voudrais simplement demander au Président est ce s’il est au courant de cela et s’il l’approuve », a-t-elle martelé d’une voix enrouée. « Aucune réaction de la part des autorités algériennes après la publication du décret par la presse », s’est-indignée Louisa Hanoune, en précisant que les autorités françaises avaient affirmé qu’il s’agissait d’une erreur dans la publication.

« Cela signifie que le document ne doit pas être rendu public », a-t-elle expliqué à la presse en affirmant qu’il y a des décrets non publiables et que cela existe dans tous les pays du monde, y compris l’Algérie.

Louisa Hanoune, qui est revenue sur la mission du groupe, a affirmé que ses membres s’exprimaient au nom des algériens qui se posent des questions sur le sort de leur Président. « Nous sommes la voix du peuple et c’est l’union de la patrie qui nous réunis », a-t-elle scandé avant de lancer qu’il y a un système « parallèle illégal » qui gère l’économie du pays, sa politique et même sa diplomatie.

 « C’est ce système illégitime qui dresse un mur entre le Président et le peuple, mais ce bloc finira par se fissurer et l’information lui parviendra », a-t-elle assuré en ajoutant que cet état de fait prouve que le Président ignore tout et qu’on lui a confisqué ses prérogatives.

Hanoune a cité notamment l’annulation de la loi des 51/49 régissant les investissements étrangers en Algérie qui devrait être majoritaire. 

« Avec la nouvelle loi, les actions de la partie algérienne pourraient descendre jusqu’à 34 %», a-t-elle dénoncé. Interrogée par la presse sur les trois membres qui se sont retirés du groupe, elle a répondu que l’histoire retiendra que c’est le groupe des 19 qui a entamé cette démarche et qu’on ne peut faire marche arrière. 

« Même si on devait être trois dans le groupe cela restera toujours le groupe des 19 », a-t-elle insisté. Elle a toutefois affirmé que le groupe est compréhensif envers les personnes qui se sont retirées face aux pressions exécrées sur les membres des 19 ou leurs familles.

« C’est une initiative politique longue haleine. Nous savions dès le début que ce système parallèle ferait tout pour nous empêcher de voir le Président, quitte a lui mentir en lui disant ces personnes vous critiquent », a-t-telle conclu. 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email