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Nationale

Le gouvernement s’appuie la planche à billets : Quelle loi de finances pour 2018 ?

Le gouvernement s’appuie la planche à billets : Quelle loi de finances  pour 2018 ?

C’est une véritable course contre la montre pour le gouvernement. Le Premier ministre s’attelle déjà à examiner son projet de loi de finances 2018, après avoir tenté de convaincre, et les députés de l’APN, et les membres du Conseil de la nation de son plan d’action et surtout de la nécessité d’amender la fameuse loi sur la monnaie et le crédit.

Ainsi, l’avant-projet de la LF 2018 sera au menu du prochain conseil du gouvernement qui aura lieu avant la fin de cette semaine.

Les rédacteurs de la LF avaient déjà une idée précise des contours et des dispositifs de l’avant-projet, d’autant que le président Abdelaziz Bouteflika avait instruit récemment le gouvernement sur le respect de certains principes, comme la protection du pouvoir d’achat des citoyens et le maintien de la stabilité sociale.

Ainsi, en dépit de la crise économique, le déficit budgétaire et le manque de ressources financières, en attendant la planche à billets prochainement, le gouvernement ne touchera pas aux prix des produits de première nécessité.

Le soutien de l’Etat à ces produits alimentaires, comme le pain, le sucre et l’huile ou le lait sera maintenu et ne connaîtra point d’augmentation. Les seules augmentations que prévoit le gouvernement toucheront le tabac et les carburants, mais avec un taux très réduit. Ainsi, l’essence et le gasoil ne subiront pas les augmentations qu’ils ont connu dans la LF 2017.

De plus, il est question du maintien de la TVA à 19%, alors que les produits importés seront taxés davantage afin de soutenir la production locale. Parmi les autres mesures fiscales prévues dans ce brouillon, on notera deux propositions : la première concerne la promulgation d’une taxe spéciale sur les permis de construire pour les promoteurs immobiliers et les actes notariés, alors que la seconde touchera les voyages à l’étranger, dont on prévoit une taxe de sortie dont le montant reste encore indéfini.

Il semble que ces activités (la promotion immobilière, le notariat et la mode du tourisme familial) génèrent de grands profits, évalués par des experts à plusieurs centaines de milliards de centimes par an.

Mais tout cela restera encore à l’état de brouillon, puisque le gouvernement va tenter de trouver d’autres solutions moins lourdes pour l’activité économique ou moins pénalisantes pour les citoyens. Avec l’angoisse d’une flambée inflationniste et les rumeurs sur une éventuelle dégringolade du dinar, l’opinion publique demeure encore crispée et attend du gouvernement, à travers cette loi de finances, des mesures souples et convaincantes.

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