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Nationale

Le gouvernement met les bouchées doubles

Le gouvernement met les bouchées doubles

Des kits de dépistage du Covid-19 seront produits en Algérie à compter de la fin du mois en cours avec une capacité de 40 000 tests/8 heures, selon les affirmations du ministre délégué chargé de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmeda.

« Des kits de dépistage seront produits dans trois semaines avec une capacité de 40 000 test/8 heures. Les unités et les machines sont fin prêtes ainsi que les employés sont formés à distance par le partenaire chinois pour ce faire », a fait savoir le ministre.

Il a indiqué dans ce sens qu’après une autosuffisance en termes de masques, l’Algérie, envisagera l’exportation d’autres produits tels les gants, les tests rapides, les solutions hydro-alcoolique produits actuellement par 40 industriels algériens.

Intervenant ce mardi sur les ondes de la radio nationale, le ministre a dévoilé que quatre décrets sont en cours de finalisation permettant la mise en place d’une nouvelle politique dans l’industrie pharmaceutique qui favorisera les producteurs locaux.

« Lorsque nous voulons construire un système, il faut avoir des fondations solides qui sont la réglementation. Nous travaillons actuellement sur quatre décrets. C’est ça qui va porter le système », a déclaré M. Benbahmed.

Ces textes, précise-t-il, portent notamment sur l’enregistrement des médicaments, leur homologation, les cahiers de charges relatives à l’importation et à la production nationale, la définition de l’établissement pharmaceutique et la définition des médicaments essentiels.

Les autorités publiques visent, à travers ces textes réglementaires, à mettre en œuvre « une nouvelle politique qui sera axée sur la prise en charge des malades, sur l’intérêt de la santé publique mais aussi sur l’intérêt économique en projetant sur l’export, fait-il savoir.

Le ministre a affirmé que l’objectif étant de développer une vraie production nationale loin de faire dans « l’immobilier industriel » afin de répondre réellement à la demande locale en la matière, précisant dans ce sens que l’action sera orientée vers la production de médicaments « essentiels à forte valeur ajoutée », à l’instar du diabète, l’oncologie et toutes les maladies chroniques.

« Il faut tenir en compte les aires thérapeutiques et pas le nombre d’unités de production , car ce qui nous intéresse c’est la valeur ajoutée dans ce secteur en termes de développement de la santé publique et en gains économiques pour le pays », dit-il

Pour ce faire, une cartographie des producteurs, fait-il savoir, a été élaborée et sera présentée au gouvernement dans les semaines qui viennent.

Selon le premier responsable du secteur, cette cartographie ne se contentera pas de recenser l’ensemble des unités et de leurs implantations géographiques, mais aussi elle définira les lignes de production, leurs types, les formes de médicaments produits, leurs aires thérapeutiques et les technologies utilisées.

Et de dresser un constat sur les réalités du secteur : « lors de l’élaboration de ladite cartographie, nous avons été surpris par le potentiel qui existe et des dossiers en instance

de traitement. Nous avons trouvé des projets qui allaient à aboutir, mais ils butaient, à dessein, contre des contraintes l’ordre administratif ».

Par ailleurs, M. Benbahmed a promis de débloquer les demandes d’enregistrement, nécessaires pour entamer la production d’un médicament en Algérie et de libérer les dossiers gelés, regrettant les « retards considérables » constatés dans le traitement des demandes et l’absence d’orientation pour la protection de la production nationale.

« Nous sommes en train de faire un travail d’analyse, où nous voyons tous les dossiers d’enregistrement, et nous allons donner la priorité systématiquement, par un couloir vert, aux produits fabriqués localement, les premiers bio-génériques et les bio-similaires », affirme-t-il.

Il a en outre révélé que l’objectif est d’augmenter la part des produits locaux à 70% au lieu de 50% du marché des médicaments algériens, estimés à 4 milliards de dollars et de faire de l’Algérie un véritable « hub-pharm » à l’échelle régionale et continentale. Cette nouvelle politique sera renforcée, de son avis, par de nouveaux projets de numérisation permettant de mieux maitriser le marché des médicaments.

Ainsi , un projet est en cours de réalisation visant, dit-il, à mettre en place un système numérique de sérialisation des produits pharmaceutique afin d’assurer une traçabilité totale des 3.500 références existantes sur le marché et il sera concrétisé dans six mois.

Concernant les nouveaux projets, le ministre a annoncé la réalisation de deux unités de production d’insuline qui seront lancées respectivement fin 2020 et fin 2021 prévoyant une autonomie en insuline que d’ici 2022.

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