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Nationale

Le gouvernement lâche du lest sur la retraite

Le gouvernement  lâche du lest  sur la retraite

Le président Bouteflika est intervenu en personne pour apporter un amendement au projet de loi relatif à la suppression de la retraite anticipée. Cet amendement prévoit la possibilité de partir à la retraite après 32 ans de service durant les deux prochaines années.

Les membres de l’APN ont adopté, hier à la majorité, un amendement verbal présenté par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, au projet de loi relatif à la retraite « sur instruction du président de la République Abdelaziz Bouteflika » a-t-il dit.

Lors d’une audience plénière présidée par Mohamed Larbi Ould Khelifa, président de l’APN, El Ghazi a présenté un amendement verbal qui prévoit une période transitoire de deux années accordant le droit de bénéficier d’une pension de retraite au travailleur totalisant 32 années de service effectif au moins et ayant donné lieu au versement des cotisations au titre de la sécurité sociale.

Cette mesure intervient dans le cadre du suivi et de l’intérêt permanent accordé par le président de la République à la classe ouvrière de notre pays, toutes catégories confondues, à l’effet de la prise en charge de ses préoccupations notamment ce qui a trait au droit de bénéficier de la pension de retraite sans préjudice des équilibres financiers de la caisse de retraite, a soutenu le ministre.

Le gouvernement lâche un peu du lest sur la retraite à 60 ans. Pas sous la pression des partis de l’opposition ou des syndicats autonomes qui manifestent depuis plus d’une semaine contre cette loi mais sur une recommandation express du président Bouteflika qui a proposé un amendement au projet de loi de retraite, selon le ministre du TravailMohamed, El Ghazi.

Cet amendement consiste à l’octroi de la retraite à un salarié ayant cumulé 32 années de travail, indépendamment de son âge. Il s’agit d’un amendement important qui assouplit le projet du gouvernement qui établit l’âge de la retraite à 60 ans, quelles que soient le nombre d’années travaillées. 

La proposition sera valide jusqu’à 2019. Ainsi, comme le souligne l’amendement, tout travailleur ayant totalisé 32 ans de service peut partir à la retraite en 2017, à l’âge de 58 ans, et en 2018 à l’âge de 59 ans. A partir de 2019, pour prétendre à la retraite, il faudra avoir à la fois 60 ans et 32 ans de service.

Les députés ont adopté à la majorité l’amendement du président Bouteflika. Par contre, les 22 amendements proposés par les partis de l’opposition ont été subrepticement ignorés par le ministre du Travail et des Affaires sociales qui « ferraille dur » pour contrer toute modification du projet soumis à l’APN.

Le ministre du Travail est resté imperturbable devant les protestations des syndicats. Il expliquera que les nouvelles dispositions soumises aux députés visent à « réformer la CNR et à la préserver de la faillite dans le cadre de la justice sociale ».

Selon lui, le système de retraite, fondé sur le principe de solidarité intergénérationnelle, « assure le versement de plus de trois (3) millions de pensions », avant de préciser que la moitié des bénéficiaires de ces pensions sont sortis dans le cadre du dispositif de 97, en bénéficiant d’une retraite avant 60 ans ».

Pour sa part, la commission de la santé, affaires sociales, travail, formation professionnelle de l’APN a justifié le maintien tel quel du projet de loi sur la solidarité générationnelle, dans son rapport préliminaire : « Le souci de l’Etat à travers ces nouvelles mesures législatives, de garantir le droit des générations montantes à la pension de retraite et la pérennité du financement de la Caisse nationale des retraites (CNR) » dit-elle dans ce rapport.

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