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Le gouvernement irakien se félicite de l’engagement de l’Otan

Le gouvernement irakien se félicite de l’engagement de l’Otan

Bagdad s’est félicité hier du projet de coalition internationale porté par le président américain Barack Obama contre l’Etat islamique (EI), le qualifiant de « message de soutien fort » à l’Irak, après des appels à l’aide répétés. Le projet de coalition a commencé à s’esquisser vendredi en marge du sommet de l’Otan à Newport, au Royaume-Uni.

Face aux avancées des jihadistes début août dans le nord de l’Irak, poussant à la fuite des centaines de milliers de personnes et menaçant le Kurdistan, Washington a commencé à mener des raids aériens contre leurs positions, en appui aux forces kurdes et fédérales. Et plusieurs pays occidentaux ont promis des armes à Erbil, la capitale de la région autonome kurde.

Mais après la décapitation par l’EI du journaliste américain James Foley, dans une vidéo diffusée le 19 août, les pays occidentaux ont fait part de leur effroi, se disant encore plus déterminés à éradiquer ce groupe, auteur d’exécutions, d’enlèvements et de lapidations.
« Nous accueillons favorablement » le projet de coalition, a dit hier le ministre irakien des Affaires étrangères Hoshyar Zebari, rappelant que son pays avait « à plusieurs reprises appelé ses partenaires internationaux à l’aide pour faire face à cette menace dangereuse, non seulement pour les peuples d’Irak et de la région mais aussi pour l’Europe, l’Amérique et les pays de l’Otan » . Reconnaissant que les capacités de l’Irak face à l’EI étaient « limitées » , il a dit avoir « besoin de soutien » .

Devant l’offensive fulgurante débutée en juin par l’EI au nord de Bagdad, qui lui a permis de s’emparer de grands secteurs dans cinq provinces, les forces fédérales irakiennes se sont en effet retrouvées complètement dépassées.

Excluant une opération terrestre étrangère, Zebari a indiqué que les pays prêts à s’engager dans la coalition évoquaient « un soutien aérien, une aide tactique, un armement des forces sur le terrain comme celui des peshmergas kurdes, des forces de sécurité irakiennes et aussi une aide en matière de renseignements » .

A la clôture du sommet de l’Otan vendredi, le président Obama s’est dit « confiant dans le fait que les Alliés de l’Otan et leurs partenaires sont prêts à rejoindre une vaste coalition internationale » .

Les représentants de dix pays (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie, Turquie, Pologne, Danemark, Canada, Australie) s’étaient réunis plus tôt pour jeter les fondements de cette coalition, le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le secrétaire à la Défense Chuck Hagel espérant qu’elle puisse voir le jour d’ici à l’Assemblée générale de l’ONU fin septembre à New York. Toutefois, les objectifs, la nature et les contours de cette coalition restent encore à définir. Pour les participants à la réunion de vendredi, « la ligne rouge est : pas de troupes de combat au sol » , a résumé John Kerry.

Selon les Américains, « pour être efficace, elle doit s’articuler autour de plusieurs axes : soutien militaire à nos partenaires irakiens, stopper le flux des combattants étrangers, contrer le financement de l’Etat islamique, traiter la crise humanitaire et délégitimer son idéologie » .
La menace de l’Etat islamique est d’autant plus pressante que les pays occidentaux redoutent l’exportation sur leur sol d’actes de terrorisme, l’EI ayant attiré quelque 2.000 jihadistes européens, selon les services de renseignement.

« La menace est relativement immédiate pour l’Europe » , a ainsi déclaré Matthew Olsen, qui dirige le Centre national de l’antiterrorisme américain.

Sur le terrain, les forces kurdes et les miliciens chiites ont découvert 35 cadavres à Souleimane Bek, au nord de Bagdad, ville qu’ils ont reprise lundi à l’EI, selon un officier et un médecin.

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