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Nationale

Le général Chentouf baptise l’EAI de Cherchell

Le général Chentouf baptise l’EAI de Cherchell

Lundi 18 mai 2015. Il est 09 heures quand la délégation des journalistes franchit le portail de l’École d’application de l’infanterie (EAI) de Cherchell (1ère Région militaire) considérée comme l’un des fleurons de l’armée algérienne. Le premier slogan nous saute aux yeux : « Rigueur et professionnalisme ».

Il s’agit de deux maîtres-mots, et non des moindres, qui reviennent au quotidien dans la bouche des élites des forces terrestres algériennes dans cette prestigieuse école, le bastion de l’arme de l’infanterie de l’Armée nationale populaire (ANP). Les formalités d’accueil accomplies, le commandant en chef de cette école, accompagné par plusieurs officiers supérieurs, le général El Hadi Mesbahi, annonce la couleur aux professionnels des médias : une visite guidée dans l’ensemble des services.

Et si cette visite guidée s’inscrit dans le plan de communication annuel de l’EAI, il est évident que ses responsables misent à mettre en valeur les avancées remarquables enregistrées par cette grande école depuis 1993, date de sa création.

Dépendante depuis plusieurs années de l’arme blindée, donc de l’École d’application de l’arme blindée (EAAB) basée à Batna (5e Région militaire), l’EAI s’est lancée depuis plus de vingt années déjà dans la formation et le perfectionnement des officiers et des sous-officiers issus des autres écoles, notamment de l’Académie interarmes de Cherchell, avec pour credo l’application de toute forme de théorie et de notion reçue lors des précédentes sessions d’enseignement.

« Dans notre école, on ne fait pas de la formation telle que certains la conçoivent. Notre souci est d’arriver à former, à travers les normes d’application, donc d’exécution de toutes les notions sur le terrain, les futures élites qui deviendront les chefs de l’infanterie dans les unités, les bataillons ou les compagnies », nous précisera le directeur de cette école, le général El-Hadi Mesbahi. À l’Ecole d’application d’infanterie (EAI), on n’est pas un officier ou sous-officier d’élite.

Dans cette école, tout se mérite. La qualité des disciplines enseignées et les normes d’application dispensées sur le terrain suggèrent « bravoure et compétence opérationnelle », pour paraphraser le slogan de cet établissement des forces terrestres de l’ANP. Et même si au bout de vingt-deux ans, l’école a décollé et atteint les objectifs définis dans son cahier des charges, le général El-Hadi Mesbahi soutient que « le premier souci d’une école d’application est de s’adapter au jour le jour, d’assurer une mise à la page de l’ensemble des connaissances et de faire appel aux nouvelles technologies pour que tout stagiaire, officier ou sous-officier diplômé sorte de cette école avec un bagage suffisant et des compétences opérationnelles à même de lui permettre d’occuper des postes supérieurs, notamment dans les compagnies et les bataillons ».

En effet, Hakam Chikh en sa qualité de colonel, accompagné par plusieurs officiers supérieur, nous a fait visiter une dizaine de salles de cours ; nous avons eu à rencontrer les stagiaires, mais également les enseignants des cours pratiques de langues, d’histoire de l’Algérie, et des nouvelles technologies de l’armement. La qualité des disciplines est également visible dans les salles des cours où les stagiaires s’appliquent à manipuler les armes lourdes de l’infanterie.

Ces armes, nous expliquent les enseignants et les officiers supérieurs de l’EAI, servent notamment à l’application pour leur bon usage dans la défense terrestre, comme les antichars, et la défense antiaérienne. Et pour arriver à ce stade, les stagiaires devront passer par l’étape du combat et de l’affrontement tactiques. Cette étape constitue le lien entre la théorie et la pratique.

« Dans cette salle, la tactique est enseignée avec la plus grande précision. Les stagiaires travaillent sur des maquettes et s’appliquent à définir avec précision et détail le terrain de combat.

On étudie toute forme de combat, avec en appoint l’étude des reliefs, des climats et d’application des normes d’intervention en cas d’affrontement avec un ennemi », ont encore expliqué plusieurs officiers supérieurs de cette école.

Dans ces salles des cours, comme dans les ateliers de pratique, d’ailleurs, les cadres affectés, que ce soit de la Gendarmerie nationale, de l’armée maritime, de l’armée d’aviation, de la douane ou d’autres de l’ANP, reçoivent des cours de haute qualité. Cette école reçoit une moyenne de 2 000 stagiaires, selon les besoins et le cahier des charges de l’EAI. Il y a même des étrangers, issus des pays amis et voisins, qui sont affectés à cette école pour bénéficier des normes d’application de l’arme de l’infanterie.

En outre, l’enseignement des langues pour l’acquisition de la terminologie militaire d’usage avec des méthodes récentes, l’initiation à l’informatique pratique et l’usage des nouvelles technologies dans l’enseignement sont autant de modules techniques et pratiques que dispense l’EAI. Cette journée placée sous le signe « découvrir et vivre le quotidien des hommes de l’école » a eu le mérite de mettre en valeur deux choses et non des moindres.

Si au plan du déploiement constant, l’EAI s’applique à former les futures élites de l’arme de l’infanterie en misant sur la qualité de l’enseignement appliqué, elle participe, sans aucun doute, à la dynamique de la professionnalisation des forces terrestres en Algérie, à travers le développement des compétences appliquées d’une arme qui constitue, du reste, l’un des piliers de l’ANP, l’héritière de la glorieuse Armée de libération nationale (ALN).

C’est dire aussi que la professionnalisation de l’ANP est un processus dont les premiers effets visibles révèlent les choix stratégiques d’une option motivée par les grandes mutations auxquelles l’EAI adhère pleinement pour les besoins de la défense nationale et la nécessité d’une gestion rigoureuse des ressources humaines tant au plan qualitatif que quantitatif. Etaient présents en cette journée, le général major Habib Chentouf, chef de la première région militaire, le général Ali Zidane directeur de l’Academie militaire de Cherchell, Saïfi élément de la cellule de presse de la première Région militaire ainsi que le wali de la wilaya de Tipasa.

Par la même occasion, le général Habib Chentouf, chef de la première région en présence des généraux et officiers supérieurs, le wali ainsi que la famille du chahid Abidat dont l’école porte le nom, ont baptisé cette Ecole et des présents ont été remis à la famille dudit chahid.

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