-- -- -- / -- -- --
Nationale

Le gang des armes «Made in USA» décimé à Alger

Le gang des armes «Made in USA» décimé à Alger

Pour la seconde fois en moins d’un an, les forces de police d’Alger mettent la main sur un gang spécialisé dans l’importation des armes, suscitant désormais l’inquiétude des enquêteurs quant à l’émergence de ce genre de business de la mort dans la capitale au moment où le pays fait face à des menaces terroristes à ses frontières.

Les armes sont de fabrication américaine et introduites dans la capitale à partir de la Libye. Ainsi, les services de la sûreté de wilaya d’Alger ont annoncé hier avoir démantelé récemment un réseau criminel international spécialisé dans le trafic et l’importation illicite d’armes à feu et de munitions.

Selon le commissaire de police Ahmed Nacer Belkacem, chargé de la communication au sein des mêmes services, les enquêteurs ont saisi 22 fusils à pompe, trois fusils de chasse et une arme individuelle.

L’enquête diligentée par le procureur de la République près le tribunal d’El-Harrach, suite à l’arrestation de deux individus à Alger, a incité la brigade compétente relevant de la police judiciaire de la sûreté de wilaya d’Alger à se rendre dans les régions frontalières à l’extrême est du pays, où elle a saisi 22 fusils à pompe de calibre 12 et de fabrication américaine, trois fusils de chasse, une arme individuelle de calibre 9 et une grande quantité de munitions, a indiqué la même source.

Les deux individus, des repris de justice de nationalité algérienne, ont été arrêtés et présentés à la justice, a précisé le commissaire de police, ajoutant que les armes étaient de fabrication américaine et provenaient de Libye.

En décembre dernier, un réseau spécialisé de 12 individus, dont un trafiquant identifié en fuite, a été démantelé dans le Grand-Alger par les services de la Gendarmerie nationale. Les investigations ont démarré sur la base d’un renseignement précieux sur un individu originaire de Douéra, et dont le comportement était suspect pour tout son entourage.

Suite à une perquisition, les enquêteurs ont découvert des armes au domicile du trafiquant, qui avait dissimulé un fusil de chasse et un pistolet automatique de fabrication artisanale dans un coffre-fort. La fouille des lieux a permis la récupération de cette arme à feu et l’arrestation du mis en cause. Il avoua ensuite qu’il avait des complices dans plusieurs régions du pays.

Les gendarmes ont alors remonté la filière dans les wilayas de Tébessa, Batna, Sétif, Bouira, Blida et Alger. Scindés en plusieurs groupes, les gendarmes, après extension de compétence, ont réussi à identifier 10 autres individus dans ces régions avant de procéder à leur arrestation.

Mieux, à Bordj-Khris, à Bouira, une fabrique d’armes à feu a été découverte ainsi que six autres fusils frauduleusement importés par les concernés, une paire de jumelles à infrarouge, des gilets, des ceintures pour cartouches, une somme d’argent de près de 280 millions de centimes, des accessoires, plus de 5 000 cartouches et capsules, de la poudres noire et blanche, mais aussi des appareils de bourrage de capsules.

Le réseau, composé d’individus âgés de 22 à 65 ans, était mené par le gérant d’une entreprise de détergents basée à Alger, assisté par un entrepreneur, un commerçant, deux étudiants, un infirmier et un retraité. Selon la gendarmerie, le business des armes est devenu un marché juteux. Les fusils étaient cédés aux acquéreurs entre 28 et 120 millions de centimes au marché noir et sans aucun papier, car ces armes ne sont même pas répertoriées par les services de sécurité.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email