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Nationale

Le FMI plaide pour des réformes audacieuses

Le FMI plaide pour des réformes audacieuses

Le Fonds monétaire international (FMI) semble encore non satisfait du degré d’avancement des réformes économiques lancées par le gouvernement depuis au moins un an et demi.

La récente délégation du FMI qui séjourne dans notre pays commence à distiller ses premières conclusions. L’analyse des experts internationaux, notamment le chef de mission Jean-François Dauphin, jugent le contre-choc pétrolier comme un facteur important qui va « transformer » l’économie algérienne.

Car, il aura fallu bien la crise des cours du brut et la chute vertigineuse des prix et donc des recettes pétrolières pour amener le gouvernement à revoir sa copie budgétaire et surtout à repenser complètement le système économique, notamment au niveau de sa législation.

Pour le FMI, il y a eu des « progrès », notamment dans le climat des affaires, mais cela reste insuffisant. A l’issue de son entretien hier avec notre ministre de l’Industrie et des Mines, le chef de la mission du FMI a indiqué le soutien de l’institution financière au processus des réformes, soulignant que de telles « réformes » sont nécessaires pour aboutir à une économie diversifiée.

Interrogé sur les perspectives économiques de notre pays, M. Dauphin a estimé que ces perspectives dépendraient de la politique économique et des réformes mises en oeuvre. A ce propos, il a affirmé qu’il faut une réponse sur deux fronts pour faire face à l’ampleur du choc pétrolier.

D’abord, il « faut mener un assainissement des dépenses publiques » car l’Etat n’a plus les capacités d’avant. Ensuite, il faut lancer des réformes de « très grande ampleur » pour « aider à réformer le modèle économique afin que la croissance soit davantage tirée par le secteur privé et soit moins dépendante des hydrocarbures et donc, plus diversifiée ».

En mission d’évaluation périodique, cette délégation du FMI s’est intéressée sur les dernières mesures du gouvernement algérien en matière de relance économique, de la promotion de la production locale et l’amélioration du climat des affaires.

De plus, la mission s’est penchée sur les différentes lois adoptées (code des investissements) et celles en cours d’élaboration, dont le but essentiel est de développer certaines filières bien ciblées afin de réduire le volume des importations et de dégager des excédents vers l’exportation.

Rappelons qu’à l’issue de cette audience, notre ministre de l’Industrie et des Mines a fait référence au dernier classement élaboré par la Banque mondiale sur le climat des affaires et dans lequel l’Algérie a gagné sept places pour se hisser au 156e rang.

Cette délégation du FMI va séjourner à Alger jusqu’au 21 novembre, et dont elle prévoit déjà plusieurs rencontres avec des ministres et de hauts responsables d’institutions financières, comme la Banque d’Algérie et le Trésor public.

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