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Nationale

Le FLN réclame un cabinet politique

Le FLN réclame un cabinet politique

Un énième remaniement ? Dans les salons algérois et les petits cercles fermés des milieux politiques, on parle avec insistance d’un probable remaniement du gouvernement Sellal. Selon ces sources, il semble que l’affaire est réglée depuis quelque temps déjà mais que la Présidence n’attendait qu’une conjoncture plus favorable et un agenda « moins lourd et moins contraignant ». Beaucoup de voix se sont élevées ce week-end suite au cafouillage médiatique et protocolaire de la visite du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, au Royaume-Uni.

On a d’abord parlé d’un empêchement lourd qui aurait été l’œuvre de Bouteflika lui-même. Ce dernier aurait convoqué, à la dernière minute, son chef de gouvernement pour de larges consultations sur un éventuel lifting de son cabinet, alors que d’autres milieux vont plus loin, suggérant l’idée d’un limogeage de Sellal lui-même.

Mais le cafouillage de Londres a bien montré que si ce n’est pas un possible lifting de l’Exécutif, comme aime bien le faire Bouteflika depuis son premier mandat en 1999, il se « trame quelque chose », pour reprendre les termes de certains analystes habitués à décrypter les codes politiques alambiqués de notre pouvoir local.

Quoi qu’il en soit, nos sources affirment que le chef d’Etat s’apprête à annoncer ce remaniement dans les prochains jours, d’autant que certains pôles qui le soutiennent politiquement depuis la dernière présidentielle critiquent ouvertement l’action et le rôle de plusieurs ministres, notamment dans des départements délicats ou dans des secteurs stratégiques. Si le FLN et le RND s’abstiennent à critiquer l’action de ce gouvernement, plus « technocratique et administratif » que politique, on chuchote, par contre, dans leurs cercles dirigeants que le président de la République aurait besoin de concrétiser les promesses électorales d’une équipe gouvernementale plus politisée, seule capable de mobiliser, de convaincre et de résister aux pesanteurs et aux lenteurs qui entravent le programme ou le plan présidentiel 2014-2019.
En catimini, les deux partis revendiquent ainsi la conduite des affaires et la gestion des départements sensibles, estimant que l’action de certains ministres risque de conduire le pays vers l’anarchie, le chaos et l’inertie.

Au sein du FLN, par exemple, on ne cache plus que le « parti est devenu indispensable « dans la gestion des affaires du pays, « seul ou en coalition « , estimant que le gouvernement actuel « manque d’épaisseur politique, de vision et de cadrage ».

Il est vrai que la montée en puissance de l’opposition, à travers la Coordination nationale des libertés et l’initiative du FFS sur le consensus national, ont chamboulé le paysage politique local, poussant ainsi le président Bouteflika à revoir ses cartes.

Il a d’ailleurs tranché récemment sur un dossier en annonçant la relance des consultations sur la révision de la Constitution, ce qui va le conduire mécaniquement à réajuster son gouvernement actuel. Nos sources affirment que la « cause est entendue » depuis quelque temps. Il reste à savoir qui sera touché par ce lifting au sein de l’Exécutif, voire quels sont les anciens ministres qui reviendront aux affaires ? 

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