-- -- -- / -- -- --
Nationale

Le FLN lance une alliance présidentielle

Le FLN lance une alliance présidentielle

C’est pratiquement sans encombre et sans incident que le comité central a ouvert ses travaux hier matin à l’hôtel Al Aurassi. Une session très attendue en raison du nombre important des points inscrits à l’ordre du jour des travaux.

Peu d’absents parmi les membres de ce CC new look renouvelé et marqué par le sceau du SG Amar Saidani, et dont la majorité a été « élue ou désignée » lors du dixième Congrès.

Comme de tradition, c’est le discours d’ouverture du secrétaire général du parti qui retient l’attention, car c’est ce discours qui va constituer la feuille de route des travaux de la session et qui déterminera la ligne générale du CC, ainsi que son corpus politique. D’ailleurs, tout le monde aura remarqué qu’une bonne partie du discours de Saidani a été focalisé par son initiative politique de création d’un Front national de soutien au programme du président Bouteflika.

Un projet, en forme d’alliance, ouvert non seulement aux 40 partis politiques qui ont soutenu Bouteflika lors des présidentielles d’avril 2014, mais aussi à l’opposition, aux syndicats, aux patrons, aux associations et au monde des médias. Le projet du FLN appelé « Initiative politique nationale pour avancer dans la cohésion et la stabilité » compte appuyer les initiatives de l’État dans « tous les domaines, politique social et économique », détaille Saâdani dans son allocution.

Pour le patron du FLN, ce front national devrait appuyer le chef de l’Etat dans trois grands chantiers délicats et stratégiques, la révision de la Constitution, la consolidation d’un pouvoir civil et des institutions civiles et le choix d’une économie libérale et libérée de la rente pétrolière. Pour Saidani, il s’agit d’un appel solennel à tous « ceux qui se reconnaissent dans ce projet à se joindre à cette initiative », ajoutant que cette adhésion n’est pas limitée dans le temps.

Bien que Saidani se refuse à détailler les contours de son projet, comme les mécanismes de son fonctionnement, l’ossature de ses structures et leurs architectures organiques, il s’estime confiant et serein sur ses résultats politiques.

L’autre volet qui a dominé les débats au sein du CC demeure la révision de la Constitution. Le vieux parti cherche surtout à prendre l’initiative dans ce chantier, en essayant d’imposer ses vues et ses visions, avant le lancement des réformes politiques, économiques et sociales.

L’objectif de cet intérêt est de permettre au FLN de faciliter ses propositions de ces projets de loi ou de les inclure à la lumière de la nouvelle Constitution. Il est vrai que ce débat sur la révision est assez ancien, mais avec l’arrivée de Saidani, c’est carrément d’autres préoccupations d’ordre constitutionnelles et politiques qui ont pris forment, dont cet objectif pour le FLN d’octroyer de nouvelles prérogatives au chef du gouvernement, de donner une grande flexibilité aux fonctions des assemblées élues (APC, APW et APN) et des pouvoirs de contrôle sur l’exécutif.

De plus, Saidani avait même proposé de décréter dans cette nouvelle mouture de la Loi fondamentale la journée du 29 septembre « journée nationale pour la réconciliation et l’espoir », afin de marquer le référendum en 2005. L’après-midi des travaux de cette session fut l’occasion pour les membres du CC de débattre de la situation organique du parti à la veille des sénatoriales qui auront lieu dans deux mois et dont le parti cherche à reprendre la première place au RND.

Saidani avait insisté lors de sa rencontre avant hier avec les mouhafedhs, sur l’importance de mobiliser les élus du parti et d’unifier leurs vues pour arracher le maximum de sièges pour le Conseil de la nation. Le CC devrait, avant la clôture de ses travaux, entériner la liste du Bureau politique, dont sur les 19 noms proposés ne figure aucun ministre actuel. 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email