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Nationale

Le FLN installe lundi ses commissions de wilaya

Le FLN installe lundi ses commissions de wilaya

C’est lundi prochain que le FLN commencera l’opération d’installation des commissions de wilaya chargées de préparer les élections législatives.

Selon des sources internes au parti, le Bureau politique s’est réuni mercredi dernier sous la houlette de son SG Djamel Ould Abbès, en présence de tous les membres dirigeants sauf le démissionnaire Hocine Khaldoun, ex-porte-parole du parti.

Selon nos informations, cette démission n’a pas vraiment dominé les débats de cette réunion ; le SG a voulu démontrer qu’elle est un “non-événement”, selon ses propres termes, ou un détail dérisoire qui ne va pas influer outre mesure sur la marche du parti.

Au cours de cette réunion, qui ne fut pas médiatisée, Ould Abbès a proposé avant tout au BP un agenda pour la mise en place des commissions de wilaya chargées de préparer sur tous les plans les élections législatives.

Une instruction “spéciale” a été rédigée à cette occasion pour l’adressée aux mouhafadhas du pays, dont le contenu sera divulgué ultérieurement.

Il s’agira, selon certaines indiscrétions, d’une feuille de route qui comprend les grandes lignes du discours électoral, la mobilisation des moyens, le financement de la campagne électorale, la logistique, les critères des choix des candidats, le fonctionnement ou les mécanismes du mode de désignation, la répartition géographique ou zonale, ainsi que la mise en place d’un “état-major” centralisé au niveau des mouhafadhas ou chef-lieux des wilayas.

Durant cette réunion, Ould Abbès a confié aux membres du BP la tâche d’installer, à partir de lundi prochain, ces commissions wilayales. Chaque membre devrait en principe prendre en charge cette opération dans trois ou quatre wilayas, une opération qui devrait s’étaler durant tout le mois de janvier.

Selon des sources internes au parti, on s’attend à ce que le président Bouteflika convoque le corps électoral le mois prochain, soit deux mois (60 jours) avant le vote, selon les dispositifs de la loi électorale et de la Constitution révisée il y a un an.

D’autant qu’on affirme que le vote aurait lieu vers la fin du mois d’avril, afin d’achever dans les temps l’annonce officielle des résultats par le Conseil constitutionnel et l’installation de la nouvelle composante de l’Assemblée populaire nationale avant le Ramadhan, prévu fin mai.

Pour Ould Abbès, le temps presse, ce qui lui interdit toute perte de temps dans des conflits “marginaux” ou l’entame d’une purge que réclament certains qui s’opposaient à l’ancien SG.

Entouré et soutenu par d’anciens ministres et des cadres supérieurs de l’Etat, qu’on qualifie de “cabinet noir”, Ould Abbès refuse de se lancer dans des batailles “fastidieuses” alors que sa mission première est de “tendre la main”, de rassembler et surtout de ramener les rebelles et les contestataires qui s’affichaient depuis l’ère Belkhadem.

Une mission qui ne semble point être couronnée de succès, puisque des clans ont refusé de rejoindre les “plans de Ould Abbès”, proposant, soit une nouvelle méthode de “réunification des rangs”, soit des conditions pour “rentrer dans les rangs”. Jusqu’à maintenant.

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