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Nationale

Le FLN accepte de participer en attendant le RND

Le FLN accepte de participer en attendant le RND

Le FLN, premier parti à être consulté par le FFS, a exprimé son adhésion à l’initiative de ce dernier pour la tenue d’une conférence de consensus national prévue avant la fin de l’année 2014.

Saïd Bouhadja, membre du bureau politique du FLN chargé de l’information, a fait savoir dans une déclaration publiée hier par le journal du parti, Sawt El Ahrar, que le FLN soumettra, lors de la deuxième rencontre avec le FFS, « des propositions sur la révision de la Constitution et présentera la vision du parti sur les questions économiques, à l’instar de nombreux autres partis politiques et personnalités nationales ».

Il a souligné la nécessité de la mise en place d’une commission mixte regroupant tous les partis politiques, qui sera « chargée d’étudier ces propositions afin de garantir le succès de la conférence qui demande un travail collectif », dit-il encore. Le OK du FLN est un précieux acquis pour le plus vieux parti de l’opposition qui continue ses rencontres de consultations avec la classe politique, la société civile et les personnalités nationales. C’est aussi un tournant pour cette initiative décriée par l’opposition réunie autour de la CNLTD, qui voit dans cette démarche une manière de court-circuiter leur projet de transition démocratique. La réponse positive du FLN, le parti au pouvoir, peut servir de catalyseur.

La démarche du FFS étonne et dérange

Ce premier succès du FFS, fort de son expérience d’un demi-siècle d’action politique dans l’opposition, même s’il est pour l’instant tout relatif, ne pourra être complet que si les partis de l’opposition adhérente à cette initiative. Reste maintenant à savoir si l’autre parti le plus influent, le RND, accepte de se joindre au FLN. Mais pour l’instant, le parti cher au leader historique Hocine Aït Ahmed vient de frapper un grand coup médiatique. Le quitus du FLN est un véritable coup de pouce pour le FFS dont la mission s’annonçait des plus difficiles.

Les attaques répétées de la Coordination nationale n’ont pas ébranlé outre mesure la capacité des dirigeants du parti à aller encore de l’avant. Pour répondre à ses adversaires, le FFS a toujours souligné qu’aucun processus de dialogue entre le pouvoir, l’opposition et la société civile « n’a pu aboutir à un consensus national sans la volonté politique des régimes en place. » Afin de garantir un potentiel de réussite, le FFS propose que l’organisation de la conférence de consensus national soit « l’œuvre commune de toutes les parties prenantes ». En sa qualité d’organisateur de la conférence, le FFS entend circonscrire son rôle dans celui de simple facilitateur réduit à des servitudes techniques telles « consulter les acteurs politiques et ceux de la société civile pour convenir, notamment, des objectifs et du programme de cette conférence, pendant la conférence, modérer les débats après la conférence, assurer le suivi des recommandations ».

Le FFS, mesurant toute la difficulté, avertit que pour arriver au consensus « il n’y a pas de chemins différents ni de formules miraculeuses ». Les différents acteurs disposés au consensus devront se préparer à céder, à renoncer à l’obtention du 100% de leurs positions respectives, en cherchant un accord a minima possible.

A ce jour, Le FFS est allé à la rencontre d’une dizaine de partis, de diverses personnalités nationales (Hamrouche et Benflis) et d’organisations syndicales. La semaine qui s’annonce le FFS ira à la rencontre du FJD d’Abdallah Djaballah de TAJ d’Amar Ghoul et de l’ancien président du MSP, Aboudjerra Soltani.

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