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Nationale

Le FFS s’enfonce dans la crise

Le FFS s’enfonce dans la crise

Le coordinateur du Comité d’éthique du FFS, Ikhlef Bouaïchi, a rendu public hier un communiqué dans lequel il évite de se prononcer sur la grave crise interne que subit ce parti depuis quelques jours et met celle-ci sur le dos du pouvoir en place. Le plus vieux parti d’opposition est en effet en proie à une des plus graves crises internes depuis sa création en 1963.

Selon l’ancien secrétaire national du parti, lui-même victime d’une purge en 2014, plusieurs générations de militantes et de militants ont tout sacrifié, y compris leur vie pour certains, « afin de créer ou de préserver le FFS, depuis 1963 ». Selon lui, les divisions « ne peuvent être inspirées que de l’intérieur du système totalitaire », évacuant ainsi toute responsabilité de l’une ou l’autre partie : « Malgré les différents coups de boutoir de la dictature durant des décennies pour le normaliser, sinon le faire exploser, « les militants ont su résister à toutes les menaces, les répressions et les privations », accuse-t-il. Il explique que depuis 5 mois de mobilisation du peuple pour un changement pacifique et démocratique, « nous assistons à des attaques en règle contre notre parti (…) Nous savons que le pouvoir n’oubliera jamais le combat sans relâche de feu notre président Hocine Aït Ahmed avec plusieurs générations de vaillants militantes et militants. Etant le porte-voix des couches déshéritées, l’avant-garde des luttes pour les droits de l’homme, pour les libertés démocratiques et pour l’identité nationale, nous assistons à de terribles représailles de la dictature », dit-il.

Pour mettre un terme à cette crise qui oppose deux clans, Ali Laskri d’un côté et Djamel Baloul de l’autre, le coordinateur du comité d’éthique, qui semble prendre position pour le premier cité, fait appel à la conscience des militants « afin de mettre un terme à cette grave dérive dont seul le FFS et le combat pour la démocratie sont perdants ».

Cette crise ne semble pas s’estomper ou connaître un début de solution. Les deux clans restent sur leurs positions respectives. Cette crise survient à un moment où des débats intenses ont lieu avant une rencontre cruciale de l’opposition.

Ce mercredi, soit au lendemain des échauffourées survenues au siège du parti, une réunion de travail s’est tenue pour la préparation de la rencontre de concertation et de dialogue avec les représentants des parties signataires de l’appel aux forces de l’alternative démocratique qui comprennent, outre le FFS, le RCD, le MDS, le PST, le PT, le PLD, Jil Jadid, l’UCP de Mme Assoul, la LADDH (aile Me Benissad), Nacer Djabi et Me Amokrane Aït Larbi.

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