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Nationale

Le FFS ressort son ni-ni

Le FFS ressort son ni-ni

Le FFS n’estime pas utile d’apporter un jugement sur la personne quand c’est sur la démarche ayant présidé à la création de la structure que portent ses réserves, note-t-il dans sa déclaration rendue publique hier.

Le plus vieux parti de l’opposition ne sait plus sur quel pied danser. Appelé à donner son avis comme les autres partis politiques sur la proposition de nomination de Abdelwahahb Derbal à la tête de la Haute commission de surveillance des élections, le FFS a encore une fois botté en touche, préférant se cacher derrière son slogan fétiche du ni-ni. Le FFS n’a dit ni oui ni non.

Comme à son habitude, il joue la stratégie du ni-ni pour ne pas être accusé par ses militants de renier les principes qui ont fait sa force et aussi pour ne pas froisser le pouvoir de l’autre.

Le FFS justifie son choix de ne pas prendre partie par son traditionnel argumentaire de « changement en profondeur des conditions de l’exercice institutionnel et politique (qui) peut créer les conditions d’une saine représentation sociale et politique ».

En clair, ce « ni-ni », du FFS est la continuité d’une volonté de ne pas aller avec les extrêmes. Il évite donc au maximum les éventuels arrangements sur le dos de ses militants.

Mais de l’autre côté, comme il s’apprête à participer aux législatives du printemps 2017, il se trouve une nouvelle fois piégé par sa position comme il le fut, du reste, durant ces vingt-cinq dernières années avec cette stratégie.

Cette même stratégie est d’ailleurs adoptée par l’ensemble de l’opposition a l’exception de Jil Jadid , le parti de Sofiane Djilali, qui a décidé de boycotter les élections législatives.

Tous ont émis des critiques ou des réserves sur cette proposition hormis bien entendu les partis au pouvoir comme le FLN et le RND et aussi d’autres partis à la périphérie du pouvoir à l’image de TAJ, du MPA et de l’ANR, etc…

Un discours loin des attentes de la base

Le FFS ne parle plus de transition politique ou d’une assemblée constituante. Il estime même nécessaire un consensus national appuyé par l’institution militaire. En plus de tourner le dos à ses idéaux et à sa base militante, l’appareil du FFS est plus que jamais décidé à opérer une mainmise sur le parti et à l’opposé de sa ligne stratégique, qui vise à l’inscrire dans un processus de normalisation pour mieux atteindre les objectifs inavoués de certains de ses hauts cadres dirigeants tapis dans l’ombre.

 En effet, la démarche glissante, très apparente dans le discours actuel du partis, désorienté ses militants. Aujourd’hui, le FFS parle plutôt « d’absence des pré-requis politiques et institutionnels » qui feraient de la mise en place de la commission de surveillance des élections, un apport effectif à l’amélioration de l’exercice électoral dans notre pays.

Le FFS estime que commenter une nomination à la tête d’une structure est « un usage qui n’a de sens que si on cautionne les conditions de mise en place de la structure en question qui émane d’une constitution non consensuelle », ajoute le parti présidé pas Abdelmalek Bouchafa qui « réitère sa proposition de changement des pratiques politiques en usage depuis des décennies, qui font de la consultation politique un formalisme sans prolongement dans les pratiques effectives du pouvoir ».

 Le FFS n’est plus dans cette dynamique de parti d’opposition dure au pouvoir. Il a aujourd’hui complètement changé d’approche. Pour arriver à ses objectifs et obtenir ce qu’il veut, il louvoie et abandonne ses principes fondateurs qui en font un parti d’opposition pour celui de la politique politicienne

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