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Nationale

Le FFS dit oui aux législatives

Le FFS dit oui aux législatives

Après un long suspense qui a duré vingt-quatre heures, le FFS a finalement dit oui à une participation aux élections législatives du printemps 2017.

A l’issue de son Conseil national, le premier secrétaire du FFS, Abdelmalek Bouchafa, a animé un point de presse pour donner les raisons de la participation de son parti à cette joute électorale.

Il a indiqué que le but de sa participation aux législatives est animé par son désir de faire aboutir le projet de consensus national. Le FFS compte ainsi exploiter la prochaine campagne électorale pour la présentation de ce projet et approfondir le débat dans les espaces publics, afin de créer une dynamique citoyenne en mesure de l’imposer pour changer rapidement et radicalement le système en refondant l’Etat sur la base du droit et des principes démocratiques.

Lui succédant, le membre du présidium, Aziz Bahloul, jusque-là discret, s’est fendu d’une accusation à l’encontre des medias coupables à ses yeux d’avoir relaté la crise interne qui a frappé le parti depuis l’annonce de l’exclusion de Rachid Halet.

Aziz Bahloul, qui a donné lecture de la résolution politique du Conseil national, a accusé la presse d’avoir « participé à une campagne médiatique haineuse qui a ciblé le parti ces derniers jours ». 

« Nous déplorons cette campagne de presse qui a duré toute la semaine « , ajoute Ali Laskri, membre du présidium. Aziz Bahloul annoncera dans la foulée la décision du parti de faire du 27 décembre une date anniversaire à célébrer chaque année en hommage à Hocine Ait Ahmed « pour donner un prolongement à ses idées et perpétuer son combat ».

Le communiqué final dénonce « le constat alarmant de la situation du pays », marquée par « le statu quo politique, la paupérisation du pays et une gouvernance illégitime, corrompue, et incapable de résoudre la crise multidimensionnelle qui frappe le pays, autant de facteurs qui menacent la stabilité, l’unité et la souveraineté nationale », et considérant que « seule la reconstruction du consensus national permettra de mettre fin à ce régime responsable de cette situation et d’ouvrir de nouvelles perspectives ».

Pour le FFS, le consensus national passe par « l’instauration de l’Etat de droit, la démocratie et le développement durable et enfin la « restauration des droits politiques, économiques, sociaux et culturels des citoyens ».

Au sujet de l’affaire Rachid Halet, Karim Bahloul expliquera que le député a été convoqué à trois reprises pour s’expliquer, « mais il a refusé en ne reconnaissant pas la légitimité des institutions ; il croit bénéficier de l’impunité, or au FFS tout le monde est logé à la même enseigne qu’on soit simple militant ou dirigeant » dit-il.

« C’est un parti démocratique qui est surtout contre l’impunité. Car ce qui a détruit l’Algérie c’est l’impunité au sein du pouvoir », a-t-il ajouté. « Nous avons des structures, nous avons une commission de résolution des conflits. Mais les raisons (de cette exclusion) sont internes au parti », a-t-il précisé. 

 Halet nous a déjà quittés quand nous avons essayé de faire le premier consensus en 1996 à Sant ‘Egidio ». « Je suis arrivé à une conclusion. Un repenti reste un repenti. Il a préféré ignorer la collégialité. Il a fait comme il l’a voulu et la sanction était celle-là », a-t-il ajouté.

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