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Nationale

Le FFS dans une crise sans précédent

Le FFS dans une crise sans précédent

La session ordinaire du conseil national du FFS prévue le week-end dernier a été reportée sine die pour des raisons encore inconnues.

Cette rencontre, d’une extrême importance, -elle devait trancher la question de la participation du parti aux législatives du printemps 2017- a été annulée à la dernière minute à la suite d’un forcing opéré par certains députés proches du chef du groupe parlementaire.

Ce dernier, qui n’est plus en odeur de sainteté chez les membre du comité de présidence du parti, en l’occurrence Halet, Laskri et Chérifi, installé par feu Hocine Ait Ahmed, a atteint son but, prétextant une rencontre parlementaire que devait organiser son parti au sein de l’hémicycle , prévue jeudi dernier et ayant pour thème : « La santé, la sécurité sociale et le code du travail ». Or, cette rencontre programmée sans l’accord du parti aurait été déprogrammée en raison du refus du bureau de l’APN d’autoriser sa tenue, selon les dires du chef du groupe parlementaire via un communiqué de presse.

Ce dernier qui a pris ses distances idéologiques avec la direction nationale du parti continue de passer outre les orientations de celui-ci avec ses sorties véhémentes en direction du gouvernement.

Mardi, il a encore une fois entraîné avec lui la vingtaine de députés dans une déclaration au vitriol, alors que la direction nationale tente d’apaiser le climat : « Le gouvernement a décidé de faire payer les Algériens et d’épargner les barons… » clame-t-il haut et fort au grand désespoir des hauts responsables du parti qui ont toujours refusé de recourir à un tel langage.

Comment alors justifier le silence de la direction nationale du parti qui n’a émis aucun communiqué pour justifier ce report ? Il n’est pas dans les habitudes du plus vieux parti de l’opposition de reporter une réunion cruciale ou, à plus forte raison de s’abstenir d’invoquer les raisons, objectives ayant guidé l’annulation de la réunion du conseil national à la dernière minute. 

Des membres de cette instance du parti qui se sont déplacés de l’intérieur du pays n’ont reçu aucune explication à ce jour, indique un élu de Tizi Ouzou qui préfère garder l’anonymat, risquant de se voir traité de perturbateur. 

D’autres sources évoquent quant à elles des « divergences de fond » entre les principaux dirigeants du parti sur la composition du bureau installé pour valider les candidatures aux prochaines élections législatives. 

La composante du bureau échapperait totalement au contrôle des députés qui voient d’un mauvais œil la désignation d’anciens dirigeants du parti suspectés de rouler pour un vieux ténor, Rachid Halet pour ne pas le nommer, qui veut selon cette source récupérer les commandes du parti en installant un de ses proches à sa tête et qui aurait juré de barrer la route à certains députés accusés de rouler pour eux-mêmes. 

Une année après la mort de son leader historique, le FFS vit une énième crise interne et ce à quelques semaines de la commémoration du premier anniversaire de la disparition de Hocine Aït-Ahmed.

Cette crise risque de saper le moral des troupes a l’approche du scrutin législatif, mais aussi se répercuter sur la tenue du congrès ordinaire prévu au premier trimestre 2017. Les statuts du parti précisent que la commission de préparation de ce rendez-vous doit être constituée six mois avant la tenue de la rencontre. Or pour l’instant, rien ne se profile à l’horizon.

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